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Il est ressuscité !
Rédaction : Maison Sainte-Thérèse
N° 178 – Mai 2010

« Quelque chose comme un grand peuple » de Joseph Facal, (suite).

LUCIDITÉ LIMITÉE POUR CAUSE
D’AVEUGLEMENT DÉMOCRATIQUE ET LAÏQUE

Fonder le nationalisme québécois sur l’histoire mais en le tronquant de sa véritable motivation, la religion catholique, c’est compromettre ses chances de réussite, malgré l’appel exaltant à la souveraineté. Car « notre peuple » n’est « grand », en vérité, que lorsqu’il est soumis à sa vocation. C’est ce que nous avons rappelé le mois dernier, en étudiant la première partie de « Quelque chose comme un grand peuple », le dernier ouvrage de Joseph Facal, ancien ministre péquiste, maintenant professeur à HEC.

La seconde partie va s’avérer tout aussi décevante, même si d’excellentes pages font preuve de la lucidité de leur auteur, mais une lucidité limitée dans son objet. Clairvoyant sur l’état de ce pays qu’il aime, Facal est aveugle sur les causes de sa crise, et donc impuissant à en déterminer les vrais remèdes.

UNE LECTURE DE LA RÉALITÉ
AVEC DES LUNETTES DE DÉMOCRATE

Facal

« Un véritable redressement national doit s’appuyer sur une juste lecture de la réalité telle qu’elle est », écrit-il d’entrée de jeu, avant de dresser le tableau d’une société en pleine mutation sous les effets conjugués de cinq phénomènes.

La mondialisation, tout d’abord, dont les conséquences politiques l’inquiètent davantage que les retombées économiques et sociales. « Elle entraîne un indéniable déficit démocratique, en rétrécissant la capacité des citoyens de participer aux décisions qui les touchent ». C’est, de fait, le moins qu’on puisse dire !

« L’impact croissant sur notre vie de la science et de la technologie » a ses aspects positifs, mais aussi négatifs qu’illustre le cas d’internet.

La mise en cause permanente des institutions traditionnelles comme l’Église, la magistrature, l’armée, la famille, au profit d’un individualisme relativiste, lui paraît être une troisième caractéristique de notre société mutante. Vous remarquerez que, cette fois, il ne craint pas de mentionner l’Église, mais c’est pour considérer son influence comme définitivement terminée.

Il insiste aussi sur le bouleversement de notre structure démographique. Nos pays riches n’ont plus d’enfants alors que les pays pauvres ont une natalité galopante, sans sortir pour autant de leur pauvreté.

Enfin, il remarque que la question écologique, « qui prend l’allure d’une nouvelle religion séculière », est anti-nationaliste. Ses adeptes ne manifestent généralement guère d’intérêt pour la question nationale d’un petit peuple de six millions d’habitants, puisque les problèmes qu’elle agite se règlent à l’échelle de la planète.

À ces cinq mutations s’ajoutent une crise financière, une crise de légitimité de la classe politique, et une inadaptation de l’appareil administratif. Le tout provoque « un désenchantement croissant à l’égard de la démocratie représentative traditionnelle ».

En bon démocrate, croyant à un âge d’or de la démocratie où tout individu pouvait ou pourrait voter en son âme et conscience, éclairé par sa raison objectivement informée, Facal gémit : les problèmes de société, de plus en plus complexes, sont traités soit entre spécialistes soit sur les forums d’internet où tout est dit et le contraire de tout. Or, « moins le citoyen comprend non seulement les enjeux, mais aussi les termes mêmes du débat, plus il devient difficile pour lui de participer de façon constructive à la discussion démocratique ». Tant et si bien que notre modèle québécois qui était « un équilibre entre les deux grandes valeurs fondatrices de la démocratie libérale, la liberté et l’égalité, est perturbé ». Et de s’en désoler, car, n’étant pas maurrassien, Facal ne sait pas que le modèle démocratique conduit forcément au désordre, à l’anarchie, à la crise… Le fait qu’il soit québécois ne change rien à l’affaire.

Les pages 166 et suivantes de son livre nous livrent d’intéressantes réflexions sur notre société actuelle, mais sans jamais remonter à la cause des effets qu’elles décrient pourtant avec sagacité. Par exemple, Facal fait remarquer que « partout en Occident, l’idéologie dominante de notre époque est la quête du progrès, dont se réclament presque toutes les familles politiques (…). Notre époque confond cependant progrès et changement, progrès et nouveauté, progrès et mouvement. Notre époque a la bougeotte. » Bien vu ! Mais pas un mot sur la cause du phénomène : le rôle des campagnes électorales pour capter les votes, l’influence des médias aux mains des puissances financières – les mêmes que celles qui soutiennent les partis politiques.

Cependant, il note avec perspicacité la déliquescence du sentiment national et du bien commun. « Dans nos sociétés modernes, on note indiscutablement un relâchement, un affaiblissement, certains diraient une désintégration, des balises qui assurent la cohésion sociale des communautés et leur mémoire historique. Il en résulte une difficulté, voire une incapacité, pour les peuples à se projeter collectivement dans l’avenir sur un mode autre que celui de la fuite en avant. D’où ce sentiment, pas seulement au Québec, de morosité, de tourner en rond, ce scepticisme à l’endroit de l’engagement politique. »

Et de plaider pour un retour au sens du bien public. « Pour qu’une société soit plus qu’un agrégat d’individus, pour qu’une solidarité authentique y règne, pour que la majorité puisse choisir en connaissance de cause une direction et la suivre ensuite, pour qu’elle puisse faire face aux problèmes qui se dressent périodiquement sur son chemin, il faut en effet que certaines valeurs y soient largement partagées, au point de donner aux gens le sentiment qu’ils font partie d’une même collectivité qui a ces valeurs en partage. »

Notre auteur a une fois de plus raison… Mais alors, qu’il renonce à la démocratie qui divise les citoyens en partis, tout en limitant, au nom d’une prétendue Liberté et Égalité, les libertés réelles des familles et des associations de gré à gré qui sont le véritable tissu d’une société.

LE CUL-DE-SAC
D’UNE PENSÉE RÉACTIONNAIRE

Intellectuel qui se veut lucide, Facal n’en multiplie pas moins les incohérences. Jugez-en vous-même : « Plusieurs de ces présumées nouvelles « valeurs » de notre époque contiennent une part d’effet de mode : il ne faut pas gratter bien fort pour s’apercevoir que l’adhésion de bien des gens, par exemple, à l’écologisme, à l’antiracisme ou au droit-de-l’hommisme, toutes nobles choses auxquelles je souscris, doivent au moins autant à l’air du temps et à la rectitude politique qu’à une réflexion vraiment maîtrisée. » Fort bien, mais alors pourquoi qualifier de noble chose les droits de l’homme dont le principe dresse l’individu contre la société ?

Facal réclame « des valeurs vraiment communes, donc largement partagées et authentiquement intériorisées, pas seulement écrites dans les chartes de droits et des documents gouvernementaux ». Mais, pauvre intellectuel admiratif de la Révolution tranquille et de ses principes, il faudra vous contenter de leur inscription dans la Charte, pour la bonne et simple raison qu’elles ne sont pas viables. Plus précisément, dès qu’on les applique elles produisent cette dégénérescence que vous réprouvez !

C’est ainsi que les Canadiens français partageaient des valeurs communes authentiquement intériorisées… lorsqu’ils étaient presque tous catholiques pratiquants ; mais la Révolution tranquille survenant a laissé sur une nouvelle génération une tout autre empreinte, tout aussi commune et intériorisée : l’esprit de « l’expo-67 ». Toute la jeunesse s’est éprise alors de liberté, de renouveau, d’ouverture au monde, et déserta l’Église. Or, c’est cette génération qui a mené le Québec là où il est aujourd’hui !

Oui, « il est difficile de construire un avenir commun si on n’a pas de valeurs communes et si on ne vit que dans le présent ». Mais reconnaissez que vivre en commun des valeurs qui exaltent l’individu, sa liberté, son épanouissement, dans le mépris de la société, de l’autorité, des générations précédentes, et tout d’abord de notre Dieu Créateur et Père, ne peut produire qu’un formidable désordre !

Aussi, Facal peut bien se lamenter, ce sera en vain. « Si les individus ne se soucient pas, ou si peu, de ce qui était avant eux ou de ce qui viendra après eux, ils ne savent plus leur place dans l’ordre des choses. [Les choses auraient un ordre par elles-mêmes, mais sans ordonnateur !] Ils ne se voient plus comme un maillon dans une chaîne de civilisation [Facal semble regretter l’heureux temps où les Canadiens-français se savaient enfants de Dieu et fils de l’Église !]. Ils perdent jusqu’à l’idée même de travailler pour un avenir plus large que leur propre personne [évidemment, on ne leur parle que de jouissance immédiate et non plus du Ciel !]. Ils se jettent à corps perdu dans la facilité, le ludisme, le culte de soi, l’hédonisme, la (sur) consommation, l’ésotérisme, le prêt-à-penser, les réflexes au lieu de la réflexion et le jeu de l’étiquetage idéologique au lieu de la pensée exigeante. » On s’attendrait à ce qu’un homme intelligent et savant comme Facal finisse par dénoncer les destructeurs de ce dont il a la nostalgie : les révolutionnaires, tranquilles ici, sanglants ailleurs.

Au contraire, leurs principes sont les siens. Avec eux, il rêve de souveraineté et de pouvoir, mais lui ne se laisse pas aller à la facilité, à l’hédonisme, à l’ésotérisme, au prêt-à-penser, à l’étiquetage idéologique ! Aussi en vient-il à penser que tous peuvent faire comme lui, penser comme lui, réagir comme lui. La démocratie, les droits de l’Homme facteur de bonheur commun ? Mais c’est possible, la preuve : moi, Joseph Facal, je suis démocrate, sérieux et heureux !

Après avoir évoqué les différents courants révolutionnaires de la fin du 19e siècle et du début du 20e siècle, Facal ne peut plus cacher l’irréalisme de sa pensée, ses contradictions internes. Lisons-le : « Tout n’était sans doute pas entièrement mauvais là-dedans, mais leur principal effet combiné fut – au nom de la liberté, de l’émancipation, du refus de juger, de la mise à jour des rapports de domination, etc. – d’affaiblir nos points de repère historiques, culturels et moraux, de pratiquement liquider l’idée même de transcendance et donc de compliquer radicalement la capacité d’agir collectivement.

« Pour dire les choses carrément [attention, Facal se prépare à un acte de grand courage !], la tradition peut certes être pesante et aliénante. Mais la liquidation de la tradition classique [non ! catholique. C’est curieux que ce mot ne vienne pas sous la plume de cet adepte de la liberté d’expression !] mène logiquement à la liquidation de la culture classique [vous avez corrigé : de la chrétienté] ce qui conduit au relativisme éthique et culturel [de fait, s’il n’y a pas de Dieu, et d’Église pour garder fidèlement la Révélation, chacun se fait dieu, et un dieu n’a d’ordre à recevoir de personne, surtout pas de son voisin !] et débouche sur un nihilisme soft[on disait tranquille en 1960… avant la loi 101 !] et largement inconscient [de fait, on ne pense plus, pas davantage qu’on ne prie !].

« Le problème, continue Facal, est que chacun fait son propre code moral [comment voulez-vous empêcher un dieu de s’en faire un !?] et qu’on ne considère plus, ou si peu, que nos institutions publiques incarnent des valeurs communes [oui, à la rigueur] et sont des sources d’autorités légitimes. On peut à la fois se réjouir de ce progrès de la liberté et de la conscience individuelle et constater que cela complique singulièrement la vie en société ». En vérité, cela la rend impossible, à courte échéance au Congo, au Cameroun, au Zimbabwe, à plus longue échéance au Québec, à cause de notre histoire chrétienne et donc des « réflexes acquis » de vie sociale développée, complexe, paisible et communautaire.

« UN PEUPLE SANS HISTOIRE »

Alors, avec une naïveté qui serait touchante si elle n’était incongrue sous la plume d’un intellectuel qui se prétend lucide, Joseph Facal s’étonne d’un phénomène qui lui paraît étrange : la rupture totale du Québec avec son passé. Comme si ce n’était pas le fait de toute révolution ! Illégitime, celle-ci doit s’imposer par le mensonge, la propagande, la lutte idéologique. Le nouveau pouvoir doit faire oublier les bienfaits du précédent pour que le peuple croie en lui, avant de s’apercevoir, mais un peu tard, de son malheur !

« De plus, écrit-il, cette rancœur contre le passé était en même temps une rancœur contre nous-mêmes. La Révolution tranquille, en effet, ne fut pas un soulèvement contre une puissance étrangère ou contre les élites (ou si peu), mais contre notre propre façon d’être, de faire, de vivre. »

Lord Durham traitait les Canadiens de Nouvelle-France, à tort évidemment, de « peuple sans Histoire ». Mais aujourd’hui, c’est la vérité : nous sommes devenus un « peuple sans Histoire ».

Facal va-t-il démasquer enfin les responsables de cette amnésie collective, de cette mutilation existentielle ? Il se contente de dénoncer la « technocratie qui, pour se légitimer, a exagérément noirci le Québec traditionnel afin de nous convaincre qu’il fallait lui tourner le dos pour de bon. » Ah bon ?!… Avec une telle accusation sans couleur, sans odeur et sans saveur, on ne s’étonne plus que Facal puisse faire la promotion de son livre réactionnaire, dit-on, dans tous les médias.

« La sécularisation rapide de notre société, écrit-il encore, laissa un grand vide éthique que ni l’État technocratique ni la laïcité ne surent combler. D’où une modernité elle-même vécue comme une nouvelle religion [bravo !…mais ne nous réjouissons pas trop vite], c’est-à-dire embrassée avec ferveur et sans beaucoup de recul critique. » À croire que Facal ne connaît comme religion que le mouvement charismatique !

Ce qu’on lui pardonnerait, s’il finissait par condamner la Révolution. Mais non ! Après la technocratie qui a noirci le passé, les idéologies sont les grandes coupables : elles sont comme une brume qui voile le présent et empêche de voir clairement les solutions d’avenir. Il préconise donc l’abandon de toutes les querelles idéologiques (et religieuses, c’est du pareil au même !) pour revenir au réel.

Un réel dominé par deux affrontements en train de bouleverser le monde : « la guerre livrée contre l’Occident par l’islamisme radical » et, à l’intérieur même de nos sociétés, l’affrontement « des tenants de la fragmentation identitaire [les nationalistes] et des tenants du multiculturalisme radical. »

UNE PRUDENCE… ATHÉE

Pour s’en sortir, il faut revenir à ce que Facal appelle les principes de gouvernance prudente. Il en trouve six. En des termes certes différents, nous retrouvons la plupart des principes de notre écologie catholique gouvernée par la vertu de prudence !

Nous n’aurions qu’à nous en réjouir s’il n’avait pas commencé par préciser : « Il ne faut pas pleurer un passé qui ne doit pas davantage être enjolivé que noirci exagérément. Le retour à la transcendance n’est ni possible, ni même souhaitable. La sécularisation est irréversible. Les ancrages ontologiques de jadis et leurs certitudes ne reviendront pas. Les seules formes d’autorité légitime qui auront quelque avenir dans les sociétés modernes seront celles qui tireront leur légitimité de leurs assises démocratiques, de leur expertise reconnue ou de leur probité exemplaire. »

Alors que nos 150 Points affirment au contraire : « Point de révolution sociale qui ne soit nationale. Point de révolution nationale sans destruction radicale des philosophies athées, matérialistes, décadentes du libéralisme capitaliste et du socialisme démocratique, responsables de l’appât du profit, du culte de l’argent, de la frénésie des jouissances immédiates et égoïstes, et qui ont ainsi entraîné la dégénérescence de la race, les fléaux de la dénatalité et de l’immoralité. Il n’y aura donc pas de révolution nationale sans l’Église revenue de son modernisme et de son libéralisme. Car elle seule aura le pouvoir de dénoncer le crime de ces fausses philosophies et d’y opposer la vraie doctrine, tout en donnant la grâce qui disposera les cœurs aux efforts nécessaires pour le redressement national. (…) La révolution nationale ne réussira que si elle obéit à la maxime de sainte Jeanne d’Arc : “ Dieu premier servi ”. Elle ne pourra se faire qu’au nom de la seule doctrine de fraternité qui nous était traditionnelle et familière, celle de la foi religieuse unique et vraie, proclamée religion de la nation : la religion catholique romaine» (Point 123)

La différence entre notre écologie catholique et le programme des Lucides est abyssale. Continuons la lecture des derniers chapitres du livre de Facal pour nous en convaincre, il y applique ses principes de gouvernance prudente à quelques secteurs vitaux de notre avenir.

La famille tout d’abord. Il souhaite une politique familiale, mais en même temps il reconnaît que son coût financier est supérieur à nos moyens et il élimine les principes de la morale catholique. Il répudie donc toute mesure de protection du lien matrimonial et permet l’avortement. Mais alors, comment redonner à la famille toute sa place dans la nation ? C’est simple : il faut et il suffit que toutes les familles soient fondées sur l’amour ! De fait, ce serait le paradis… mais il faudrait se retrouver avant le péché originel, ou bien se donner les moyens d’en surmonter les conséquences. Sans cela, lucide et prudent, Facal n’en bâtit pas moins sur du sable…

En revanche, ses pages sur la réforme de l’enseignement sont excellentes, quoiqu’il concède à l’État l’éducation des enfants en lieu et place des familles défaillantes. Il en vient même à souhaiter l’organisation des enseignants en corporation pour mettre fin au monopole des fonctionnaires du ministère sur les programmes éducatifs.

Ses propositions de réforme de notre système social pour qu’on ne vive plus au-dessus de nos moyens, vont de nouveau mettre à jour son impiété et son attachement indécrottable à la démocratie. Lucidement, il reconnaît que le système électoral incline les hommes politiques au mensonge et à la démagogie, mais il appelle à une prise de conscience des électeurs pour sauver le système. « J’ai fini par comprendre tardivement qu’il n’est pas très réaliste d’espérer que la classe politique s’empresse de nous rappeler ces vérités désagréables [quel aveu ! mais a-t-il tout compris ? la suite laisse à penser que non !]. Pourquoi ? Parce que la vérité toute nue est que les hommes politiques ont une faible propension au suicide professionnel et qu’ils veulent très naturellement conserver ce pouvoir qu’ils ont conquis de haute lutte. Or, il est loin, très loin, d’être évident que le courage politique est récompensé aux urnes. (…) Mais, croyez-moi, il est trop facile de blâmer nos dirigeants, de les taxer de lâcheté ou d’incompétence, quand ils n’ont, démocratie oblige, d’autres espaces de manœuvre que ceux que nous-mêmes leur laissons. »

Facal
Joseph Facal

Ah ! si tous les électeurs pouvaient être conscients des enjeux, informés et soucieux du bien commun, le Québec serait sauvé. Alors, autant dire qu’il ne le sera pas ! Car ce n’est pas la leçon de morale kantienne du professeur Facal, appelant à l’effort, au sacrifice, au dévouement qui galvanisera une génération déjà largement dénationalisée et attirée par la jouissance facile et immédiate.

Concluons : lucide sur les problèmes économiques et sociaux, Facal n’a cependant rien vu du mal qui ronge notre Québec : son apostasie et son infidélité à la vocation qui est la sienne. Il n’y aura de commencement de salut pour notre nation que le jour où elle se la rappellera et reviendra à Celui qui la lui donna. Prions la Sainte Vierge pour qu’elle nous garde tout de même un petit reste, jusqu’au jour de son triomphe.

 

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