Méditations quotidiennes

Mardi 30 décembre

Servons Jésus en l’Immaculée et par l’Immaculée. Avec Elle, en Elle et par Elle, nous devons arriver à Jésus : avec Lui et en Lui, au Père.

Et l’Esprit-Saint ? Il est dans l’Immaculée, comme la seconde Personne de la très Sainte Trinité, le Verbe, est en Jésus-Christ. Avec cette différence toutefois : en Jésus, deux natures, divine et humaine, sont unies et une seule personne, qui est Dieu. Au contraire, la nature et la personne de l’Immaculée sont distinctes de la nature et de la personne de l’Esprit-Saint. C’est une union inexprimable mais parfaite, l’Esprit-Saint n’agissant qu’à travers l’Immaculée, son Épouse. C’est pourquoi Elle est Médiatrice de toutes les grâces de l’Esprit-Saint. Et comme toute grâce est don de Dieu le Père, par le Fils et l’Esprit-Saint, il n’y a pas de grâce qui n’appartienne à l’Immaculée, qui ne lui soit donnée pour qu’Elle la dispense librement. C’est pourquoi, en vénérant l’Immaculée, nous adorons l’Esprit-Saint d’une manière particulière. Et de même que la grâce nous vient du Père par le Fils et l’Esprit-Saint, ainsi les fruits de la grâce, à partir de nous, remontent vers le Père, à travers l’Immaculée et son Fils Jésus.

Saint Maximilien-Marie Kolbe, lettre à un frère, 28 juillet 1935

Mercredi 31 décembre

Saint Sylvestre

Je me confie et m’abandonne à la Volonté de Dieu et à l’accomplissement de cette volonté ; cela du moins dans les adversités. Même une raison erronée, limitée ou égarée peut être réchauffée par l’amour de Dieu. La croix est l’école de l’amour. Je souhaite que l’Immaculée n’épargne à la milice et à chacun de ses membres ni les croix, ni les souffrances, car ainsi l’intention est purifiée. Je souhaite que même dans le travail on ne se rapproche pas d’Elle uniquement pour le motif de se faire bien valoir ou de chercher quelque contentement intérieur. Nous devons au contraire agir par pur amour, comme cela nous est montré dans les Béatitudes.

Saint Maximilien-Marie Kolbe, lettre à ses frères, 1er décembre 1930


Jeudi 1er janvier

Sainte Marie, Mère de Dieu, Circoncision de N-S.

Toute paternité, toute maternité, sont comme les étincelles émanées de ce soleil divin qui paraît dans la crèche. Et c’est pourquoi toute famille durant cette nuit de Noël éprouve une joie sainte ; elle sent grandir devant cette crèche son propre amour mutuel, ennobli et légitimé par la ressemblance qu’il a avec celui de la Sainte Famille et par son rôle d’initiateur à la connaissance de l’amour divin lui-même (...).

Avez-vous connu l’amour que l’homme peut porter à la compagne que Dieu lui a donnée ? En avez-vous même senti naître en vous le mouvement ? Eh bien ! apprenez que Dieu n’a voulu vous donner pour un autre être un sentiment si profond, un attachement si entier et si exclusif que pour vous faire savoir de quel amour Lui nous aime tous, son peuple et le troupeau de son bercail, mieux encore sa créature chérie dont il veut faire son épouse (...). Oui, la voie la plus courte pour la créature, c’est bien de choisir son Dieu pour unique amour, comme la voie la plus courte pour le Fils de Dieu a été d’épouser l’humanité dans le sein d’une Vierge et de naître revêtu d’une chair sœur de la nôtre.

Notre Père, Lettre à mes amis no 5, Noël 1956

Vendredi 2 janvier

Premier Vendredi du mois, Saints Basile le Grand et Grégoire de Nazianze, Saint Nom de Jésus

Cette fête du Saint Nom de Jésus nous indique la dévotion que l’Église a pour Notre-Seigneur Jésus-Christ, son amour, sa ferveur. Cette ardeur d’amour ne peut pas ne pas se reporter de la Personne sur son Nom. Un nom chéri est toujours le substitut de la présence de l’être que l’on chérit. Il est impossible que nous aimions très violemment, très passionnément, très profondément quelqu’un sans que son nom ne nous soit comme notre propriété, une présence de l’être, présent ou absent, on aime dire son nom, qu’il soit présent, qu’il soit absent. Il est impossible donc que notre âme ne soit pas initiée à l’amour de notre Sauveur sans aimer dire son Nom : « Jésus ! Jésus ! Jésus ! Jésus ! Jésus ! »

Dans cette fête du Nom de Jésus, prenons la résolution d’interrompre souvent nos travaux ou dans nos allées-et-venues, c’est un baromètre de la piété, cela ! Combien de fois dans cette journée ai-je dit le Nom de Jésus, de Marie, de Joseph ? Invoquons Jésus et ne séparons jamais Jésus de Marie ! Et quand nous voulons être parfaitement heureux, nous n’avons qu’à dire : « Jésus, Marie, Joseph ! » comme si nous étions dans un élan mystique, à dire : « Ô Père, ô Époux, ô Ami intime de mon âme ! »

Notre Père, 2 janvier 1984

Samedi 3 janvier

Premier Samedi du mois, Saint Nom de Jésus, Sainte Geneviève

Sainte Geneviève a été vraiment une puissance tutélaire pour la protection de Paris, pour la protection de notre Gaule, à peine convertie. Elle a mérité pour tout son peuple les bénédictions de Dieu ; en voilà une Abigaïl ! Méditons sur Abigaïl, méditons sur sainte Geneviève à qui il faut restituer son âme, la richesse de son âme, le mystère, l’énigme de son âme, comme nous le faisons pour Abigaïl et les autres personnages de l’Ancien Testament. Comprenons que les saints ont eu un cœur de chair, que les saints ont une liberté de décision comme les nôtres. Ces saints ont été eux-mêmes des imitations de la Vierge Marie. Quand sainte Geneviève intercède pour tout son peuple, elle est comme Abigaïl qui intercède pour toute sa famille et qui obtient la bénédiction.

Chacune de nos âmes a, non seulement la liberté, mais la grâce de se dire, c’est une grande fête pour moi aussi. C’est là que j’ai rencontré mon David, c’est là que je me suis sentie libérée de Satan et que de tout mon cœur, je cours à lui et courant à lui, je sais que c’est mon bonheur. Non seulement, c’est mon bonheur, mais c’est sa gloire à lui. Moi aussi, j’ai ma petite importance, ma grande importance et ainsi, je sais que non seulement c’est mon bonheur et la gloire de ce Jésus que j’aime, mais c’est le salut d’une multitude.

Notre Père, 3 janvier 1992

Dimanche 4 janvier

Solennité de l’Épiphanie, Sainte Élisabeth Seton

Au long des siècles l’Église s’étend jusqu’aux extrémités de la terre et aujourd’hui où elle semble en pleine débâcle, cette débâcle doit nous promettre un nouveau Noël, une nouvelle Épiphanie, une nouvelle ouverture au monde. Alors oui, notre Église est œcuménique, c’est-à-dire qu’elle a vocation de se répandre sur toute la surface de la terre, non pas évidemment en abdiquant sa souveraineté, en cachant sa splendeur, mais en présentant tout simplement Notre-Seigneur Jésus-Christ. Et cela vient parce qu’il y a les prophéties de Fatima, parce que la Sainte Face nous est révélée.

Alors, de même qu’à Noël, nous avons réveillé nos cœurs à la joie parce qu’il y a un avenir qui est tout proche, de même aujourd’hui dans ce temps de l’Épiphanie, il faut regarder ces Rois Mages et dire que Jésus n’est pas venu seulement pour les intégristes mais pour tous. Jésus a voulu que nous allions et que nous portions son Nom jusqu’aux extrémités de la terre et non seulement cela mais de même qu’en cette fête de l’Épiphanie ce sont les païens qui sont venus, de même nous verrons les Japonais venir à Paris pour rentrer dans nos églises afin d’avoir un contact vivant avec cette Église qu’ils connaissent si peu. Voilà cette leçon merveilleuse de l’Épiphanie.

Réjouissons nos cœurs, c’était la leçon de Noël.

Ouvrons nos cœurs aux barbares parce que Jésus les attire, c’est la leçon de l’Épiphanie.

Notre Père, 6 janvier 1989

Lundi 5 janvier

Vigile de l’Épiphanie

Le jour de Noël, c’était la naissance de Jésus dans la crèche. L’épiphanie, c’est un mot grec, du temps de Jésus-Christ lui-même, qui veut dire ‘apparition’. Quelque chose d’extraordinaire se montre, quelque chose de tout à fait glorieux, éblouissant. Or, ce qui va se montrer là, c’est la divinité de Jésus, sa majesté, sa puissance sur tous les hommes. Comme nous sommes le premier samedi du mois et que nous sommes dans les mystères joyeux, c’est tout à fait bien de dire ce qu’est l’épiphanie à la gloire de Jésus et évidemment, à la gloire de la Sainte Vierge car Elle partage la gloire de son Fils comme au moment des mystères douloureux, Elle partage sa Passion. Ils ne se quittent pas, tous les deux. Ceux qui aiment bien leur maman doivent penser que Jésus lui-même aimait beaucoup sa maman, qu’Elle l’aimait beaucoup Elle-même et que c’était la joie dans leur Cœur tous les jours de leur vie jusqu’à la mort. La Sainte Vierge est le premier personnage de l’épiphanie parce qu’Elle présente son Fils au monde.

Notre Père, 2 janvier 1999

Mardi 6 janvier

Épiphanie de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Saint Frère André

Le Christ est Fils de Dieu, Il est né à Bethléem, Il est mort et ressuscité à Jérusalem, Il a fondé une Église qui défie les siècles ! Cette Église passe par un très mauvais moment, mais c’est prévu dans l’Évangile, et néanmoins la gloire du Christ éclatera. Et aujourd’hui, l’Épiphanie, c’est la fête de la gloire du Christ. L’Épiphanie, pour moi, c’est la gloire, la glorification du Christ et je dis : depuis 2 000 ans, le Christ est abondamment glorifié, cent mille fois plus que même les hommes les plus célèbres, les plus grands prophètes. C’est un mauvais temps, mais qui est prévu, et après ce mauvais temps la gloire du Christ de nouveau éclatera encore plus aux yeux des hommes qui se seront détournés de Lui.

Alors, quand les juifs, les musulmans, les communistes, les apostats se seront livrés à toutes sortes de désordres, de destructions, de révolutions, de retours à l’état sauvage, un beau jour les peuples en auront assez et ils se retourneront vers le seul, le seul qui a toujours une lumière qui vit en Lui, c’est le Christ, tel que l’Église le présente. Le Christ est dans l’Église catholique. Un jour viendra où l’Église convertira le monde.

Voilà le sens de notre combat, notre joie. Je pense que vous le partagez. En tout cas, sachez qu’il est vraiment un signe de notre Contre-Réforme Catholique : aucun des événements d’aujourd’hui ne nous ébranle. Nous ne sommes absolument pas ébranlés par le cours des choses. Ce serait encore dix fois pire que nous ne serions pas ébranlés.

Notre Père, 6 janvier 1978

Mercredi 7 janvier

Saint Raymond de Penyafort

Noël, c’est la tendresse des petitesses du Christ.

L’Épiphanie, c’est le mystère de l’Incarnation célébré par l’Église, dans la majesté du Verbe fait chair (...).

Nous avons mission de montrer que Dieu est encore à l’œuvre aujourd’hui par notre vie contemplative.

Je n’aime pas beaucoup le mot de contemplatifs pour nous désigner car nous donnons l’impression de passer notre temps à nous régaler des choses célestes sans nous occuper du reste, tandis que nous sommes d’abord des témoins de Dieu.

L’Église vit par ses consacrés le miracle de la sainteté. En nous voyant vivre, les autres doivent croire la prédication de ceux qui prêchent Jésus Ressuscité :

S’Il est ressuscité, Il vit ; s’Il vit, Il règne ; s’Il règne, cela doit se voir ! À nous de donner à la mesure de nos moyens la preuve de la Transfiguration, de la Résurrection, de la puissance du Christ.

Le Christ nous est confié.

L’honneur du Christ nous est confié.

La manifestation de Jésus n’est plus dans la crèche, mais dans notre propre vie. C’est une mission qui nous oblige : Jésus nous demande chaque jour un effort de sainteté, parce qu’Il en a besoin pour sa manifestation au monde.

Notre Père, 6 janvier 1973

Jeudi 8 janvier

Ste Gudule, saint Arconce (vivarais)

Il faut bien considérer que l’Épiphanie n’est pas seulement la manifestation au monde de la gloire de cet enfant qui est promis à régner sur tous les empires éternellement, parce qu’on ferait de l’Épiphanie, une fête très extérieure par rapport à l’intimité de Noël, et ce serait dommage. L’Épiphanie doit être le renouvellement, un nouveau recueillement de notre intimité, un cœur à Cœur avec Jésus, Marie et Joseph, afin que nous admirions les secrets de son intimité mystérieuse.

Notre Père, 8 janvier 1997

Vendredi 9 janvier

Bse Alix Le Clerc, Bse Pauline Jaricot

On comprend que les Mages se hâtent. Et s’ils se hâtent, cela veut dire qu’il est temps que le monde entier, toutes les nations, toutes les “ gentes ”, tous les peuples, toutes les races de païens qui n’avaient pas connu le Christ, se hâtent, que se fasse la grande réunion, le grand rassemblement catholique, afin que l’Église connaisse sa stature parfaite et que s’ouvrent les portes du banquet éternel. Dans ce banquet éternel, les convives se réjouiront parce que l’eau sera changée en vin. Qu’est-ce que l’eau ? Ce sont tout simplement tous nos bonheurs terrestres, toutes les réalités de la vie terrestre. Nous l’avons vu dans ce poème de Marie Noël que nous avons essayé de comprendre, Adam, tous les bonheurs de la vie terrestre, si humbles, si minuscules, si matériels soient-ils, sont des images de ce que sera ce bonheur qui nous est promis.

Notre Père, 6 janvier 1983

Samedi 10 janvier

Nous commémorons le jour où les Mages sont venus d’Orient pour adorer Notre-Seigneur, prévenus par une étoile qui, dans le ciel, les avait guidés sur le chemin. C’est l’avant-garde de tous ceux qui sont appelés au salut.

Et à cause de cela, des missionnaires sont partis, de Jérusalem puis de Rome, pour aller porter la Bonne Nouvelle à tous ces hommes. La voix des Apôtres a résonné jusqu’aux extrémités du monde, et il le faut, car on ne peut avoir la Foi qu’après avoir entendu la parole : fides ex auditu. Nous sommes tous dépendants les uns des autres. Donc, tout dépend de l’ardeur missionnaire de l’Église. Dieu nous a fait chrétiens pour notre salut, mais aussi pour le salut des autres.

Voilà la leçon de l’Épiphanie.

Voilà comment l’Église renaîtra et conquerra toute la planète à la gloire du Christ et pour le salut des âmes.

Notre Père, 11 janvier 1987

Dimanche 11 janvier

Baptême de Notre-Seigneur

Je vais jusqu’à penser que, lorsque cette colombe est au-dessus de Jésus, la Vierge Marie qui est à Nazareth, est spirituellement transportée là. Le Saint-Esprit lui fait assister à ce baptême, lui fait jouer le rôle de Médiatrice. Elle est la Mère de Jésus, la Médiatrice aussi de la grâce. Il y a là une présence de la Vierge Marie. Retenons cette image de la colombe avec beaucoup d’affection et non avec quelque répulsion en pensant à un animal. Ce n’est pas un animal, c’est la figure illustrant la présence de la Vierge Marie comme habitation du Saint-Esprit, Temple privilégié du Saint-Esprit. Quand le Saint-Esprit choisit quelqu’un pour exprimer ce qu’il est, c’est la Vierge Marie. À ce moment-là, il cesse d’être un inconnu pour nous. Nous marchons dans cette voie à grands pas. Nous voyons dans la loi de Dieu dictée par l’Esprit-Saint aux prophètes et aux législateurs de l’ancien temps, la Vierge Marie. La parole de l’Esprit-Saint, c’est Elle.

Notre Père, 13 janvier 1994

Lundi 12 janvier

Sainte Marguerite Bourgeoys

L’Épiphanie est la révélation de Notre-Seigneur aux païens. Faut-il croire à cette étoile au pied de la lettre ? Oui. C’est Dieu qui l’a voulue. Nous pouvons un peu imaginer ce qu’elle fut, rien qu’à regarder l’étoile du berger si extraordinairement lumineuse qu’on a toujours envie de marcher à sa rencontre, et qui précède la lune et le soleil à leur lever. L’étoile des Mages a précédé le lever du Fils de Dieu à l’Orient. C’est non seulement vrai, mais très beau !

Il est bien important de fêter l’Épiphanie en nos temps, car elle nous force à être missionnaires. Jésus n’est pas venu seulement pour les chrétiens. Jésus est le seul Fils de Dieu, le seul Sauveur, l’humanité l’attend, en a besoin, et Jésus est violemment offensé de voir que les chrétiens cessent d’évangéliser les peuples, car c’est leur mission. Tout ce qui est dans l’Évangile est vrai. « Mon Dieu, je tiens pour vrai le récit de l’Épiphanie, cela enchante mon âme mais Seigneur, faites que votre Nom soit prêché dans toutes les contrées de la terre. »

Notre Père, 6 janvier 1982

Mardi 13 janvier

Saint Hilaire, Baptême de Notre-Seigneur

La fête de l’Octave de l’Epiphanie est célébrée comme celle du Baptême de Notre-Seigneur. On s’y perd un peu. C’est une fête joyeuse, familiale, de joie intime et cela se marque à deux antiennes qui sont d’ailleurs des antiennes de l’Epiphanie. Comme elles me font rire, cela m’a fait toute une semaine à rire, à Laudes et à Vêpres. C’est très drôle ! L’Église perd un peu la tête ; ce n’est pas souvent.

« Aujourd’hui, l’étoile a conduit les mages à la crèche », cela, c’est encore sérieux.

« Aujourd’hui, l’eau est devenue vin pour les noces », pas du tout ! Ce sera trente ans plus tard. Notre Sainte Église a un peu perdu la notion du temps.

« Aujourd’hui, le Christ a voulu être baptisé par Jean pour nous sauver. » Non, c’est entre les deux. Qu’est-ce qui se passe ? Ce n’est pas le même jour que ces événements se passent !

Il se passe que l’Église mêle un peu tout cela dans son amour de son Époux Jésus-Christ. C’est comme leur fête intime, la fête d’un époux et d’une épouse. Ils ont des tas de souvenirs heureux et ils ne se rappellent plus dans quel ordre ils se sont produits. C’est charmant !

Notre Père, 13 janvier 1996

Mercredi 14 janvier

Saint Hilaire

C’est la demeure des pêcheurs sur le lac de Capharnaüm et Jésus les entraîne chez eux. C’est le soir. On rentre. On laisse les gens avec leurs malades et on emmène Jésus se reposer chez Simon. La belle-mère est malade, cela arrive à tout le monde. Elle est couchée avec la fièvre. On voit Jésus entrer dans cette petite maison de rien du tout. On lui dit : excuse-nous, la maîtresse de maison est malade. Aussitôt, on lui parle à son sujet : nous sommes inquiets, la mère est malade.

« S’approchant, il la fit lever en lui prenant la main. Et la fièvre la quitta et elle les servit. »

Saint Luc dit : s’étant levée, aussitôt elle les servait. C’est comme un curé de campagne qui fait sa petite visite aux paroissiens. Il entre dans une ferme, on lui dit : maman est malade. Il ne fait pas de miracles comme Jésus. Il va, dit quelques bonnes paroles et il repart. Tous les curés font cela. Jésus a fait un miracle. On voit Jésus à Capharnaüm, et tous les gens qui apportent leurs malades, en confiance avec lui, parce qu’il est doux et humble de cœur.

Notre Père, 4 mars 2000

Jeudi 15 janvier

Saint Remi, Saint Paul, premier ermite

Je me confie et m’abandonne à la Volonté de Dieu et à l’accomplissement de cette volonté ; cela du moins dans les adversités. Même une raison erronée, limitée ou égarée peut être réchauffée par l’amour de Dieu. La croix est l’école de l’amour. Je souhaite que l’Immaculée n’épargne à la milice et à chacun de ses membres ni les croix, ni les souffrances, car ainsi l’intention est purifiée. Je souhaite que même dans le travail on ne se rapproche pas d’Elle uniquement pour le motif de se faire bien valoir ou de chercher quelque contentement intérieur. Nous devons au contraire agir par pur amour, comme cela nous est montré dans les Béatitudes.

Saint Maximilien-Marie Kolbe, lettre du 1er décembre 1930

Vendredi 16 janvier

Cœur Immaculé de Marie, refuge des pécheurs, Saint Marcel Ier

« Nous savons tous, écrit Lucie, ce que représente, dans une famille, le cœur d’une mère : c’est l’amour ! C’est vraiment l’amour qui incite les mères à donner tant de soins à leurs enfants au berceau, c’est l’amour qui les pousse à se sacrifier, à se dévouer pour eux, à toujours courir à leur secours. Tous les enfants ont confiance en leur mère, et tous savent qu’ils ont une place de prédilection dans son cœur qui les aime intimement, et les choses se passent de la même manière pour nous avec la Vierge Marie. »

« “ Mon Cœur Immaculé sera ton refuge, a-t-elle dit, et le chemin qui te conduira jusqu’à Dieu. ” Par conséquent, conclut sœur Lucie, le Cœur de Marie est pour tous ses enfants le refuge et le chemin qui conduit vers Dieu. »

Frère Bruno de Jésus-Marie, 4 mars 2007

Samedi 17 janvier

Saint Antoine, Notre-Dame de Pontmain

Cette apparition de Pontmain est à mi-chemin entre celles de Lourdes et celles de Fatima. On aimerait qu’elle soit mieux célébrée, elle est très touchante.

En soi-même, un pèlerinage pareil, à Pontmain, est d’une vérité absolue, une leçon que le Ciel nous donne. « Mais priez, mes enfants », cela veut dire qu’on ne prie pas assez et que c’est décisif de prier. Peut-être que, avec toutes nos belles spéculations sur la Sainte Vierge, les perfections connues et inconnues de la Sainte Vierge, notre enthousiasme pour toutes les vertus de la Sainte Vierge (pas pour la mariologie, comme ils disent), nous pourrions glisser dans une sorte de quiétisme mystique, mais il faut prier. C’est bien de contempler, mais quand il faut obtenir quelque chose de la Sainte Vierge, il faut prier. La Sainte Vierge nous a dit, impérativement, c’est notre Impératrice, de dire notre chapelet, de faire nos premiers samedis, de répéter les prières et cela, c’est manuel. C’est une manœuvre. Le corps s’y met pour manifester au Ciel, par nos nombreuses prières, chapelets, pénitences, que, par la médiation de la Sainte Vierge, nous voulons obtenir de Jésus-Christ la paix pour le monde.

Notre Père, 17 janvier 1995

Dimanche 18 janvier

Chaire de saint Pierre à Rome

Le témoignage de Jean sur Jean est lumineux. Il voit Jésus venir vers lui et il dit : « Voici l’agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. » Jean lui fait redire cette parole qu’il a citée de lui dans son Prologue, si concrète, si parlante : « Derrière moi vient un homme qui est passé devant moi parce que avant moi il était »... Le charme de l’instant ne doit pas nous faire méconnaître l’extraordinaire de pareille attestation. Tout d’un coup, en plein prosaïsme et en tout début de cette vie publique de Jésus, objet d’attestation, c’est un autre ministère qui s’ajoute au sien. Un autre personnage apparaît qui ne cessera d’obséder notre tribunal.

Alors Jean rendit témoignage en disant : J’ai vu l’Esprit descendre, tel une colombe venant du ciel, et demeurer sur lui. Et moi, je ne le connaissais pas, mais Celui qui m’a envoyé – ce ne peut être que Dieu, le Dieu d’Israël, Yahweh – baptiser dans l’eau, celui-là m’avait dit : « Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, c’est lui qui baptise dans l’Esprit-Saint. » Et moi, j’ai vu et je témoigne que celui-ci est l’Élu de Dieu.

CRC no 269, décembre 1990

Lundi 19 janvier

Saint Canut, Sts Marius, Marthe, Audifax et Abacum

C’est là déjà la première annonce de la Passion. On lit dans l’Évangile qu’il y a eu trois annonces de la Passion, mais jamais on ne signale celle-là ! Mais “ ils viendront des jours où l’Époux leur sera enlevé ”. Ce mot de “ enlevé ” signifie qu’on l’a fait arrêté et qu’on l’a traîné devant des juges pour être exécuté et condamné. Voilà Isaïe 53, 8 : prophétie que le Serviteur de Yahweh sera condamné injustement et mis à mort. Or c’est la même racine, c’est le même verbe grec, il s’agit toujours d’enlever et c’est déjà évidement une allusion à cet enlèvement dont Jésus sera victime au moment de sa Passion. C’est donc que Jésus déjà dans ce début de ministère public, n’est qu’à la joie et la joie d’avoir choisi de nouveaux disciples. Il est entouré de grandes foules, de publicains, de femmes de mauvaise vie, il est heureux, c’est le médecin qui vient guérir toutes ces âmes, il n’y a pas de raison de faire jeûne, c’est fini le jeûne. Et en plein triomphe, au moment où on croirait que naïvement il est heureux de son succès, il dit : “ Mais viendront des jours où l’Époux leur sera enlevé ”, c’est lui qui sera ravi à son peuple et ce jour-là, eh bien ! les Apôtres jeûneront tout naturellement, ils feront pénitence.

Notre Père, commentaire de l’Évangile selon saint Marc, 1986

Mardi 20 janvier

Saint Fabien et saint Sébastien

Nous devons être son enfant à tout point de vue. Chaque jour, nous voulons lui appartenir davantage. Comment cela ? Nous ne devons pas oublier que l’essence et la perfection de notre consécration ne sont pas une affaire de sentiment ou de souvenir mais de volonté. Si donc l’un d’entre nous, dans ses relations avec Elle, ne ressent aucune douceur – bien qu’habituellement il n’en soit pas ainsi – ou s’il ne peut penser beaucoup à Elle, si seulement il ne révoque pas sa consécration mais la renouvelle sans cesse selon les possibilités, il peut être tranquille, car alors Elle règne dans son cœur. Quant à la volonté, on peut facilement la contrôler. Nous ne devons que veiller à ce qu’elle soit toujours plus conforme à sa Volonté et à ce que nous l’accomplissions toujours plus parfaitement. Voilà tout. Et comme un petit enfant, reconnaissons sans cesse davantage que nous dépendons d’Elle !

Saint Maximilien-Marie Kolbe, lettre du 3 octobre 1934

Mercredi 21 janvier

Sainte Agnès

Lucie fut réconfortée par la bonté et le zèle du Dr Formigao : « Je l’aimais beaucoup, parce qu’il me parlait de la pratique de la vertu, m’enseignant certaines manières de l’exercer. Il me montra une image de sainte Agnès, me raconta son martyre et me suggéra de l’imiter. Il revint tous les mois pour m’interroger et il me donnait toujours à la fin quelques bons conseils, ce qui me faisait un grand bien spirituel.

« Un jour, il me dit : “ Ma petite fille, tu as le devoir d’aimer beaucoup Notre-Seigneur à cause de tant de grâces et de bienfaits qu’il t’accorde. ” Cette phrase se grava si intimement dans mon âme que, depuis lors, je pris l’habitude de dire constamment à Notre-Seigneur : “ Mon Dieu, je vous aime en remerciement des grâces que vous m’avez accordées. ” »

Frère François de Marie des Anges, Sœur Lucie confidente du Cœur Immaculé de Marie

Jeudi 22 janvier

Saint Vincent, Bx Guillaume-Joseph Chaminade, Saint Parres

Mes très chers frères ! Dans les moments des plus durs combats avec le triple ennemi : la chair, le démon et le monde, pensez au bonheur bienheureux de votre prise d’habit et pensez à ce bonheur lors de votre mort ! Dans votre vie religieuse, ne vous arrêtez pas aux mauvais exemples et songez qu’il s’est trouvé aussi parmi les Apôtres un Judas qui a abusé de la grâce de la vocation. Au contraire, marchez sur les pas des meilleurs ! Chacun de vous doit s’efforcer de faire immensément plaisir aux Sacré-Cœurs de Jésus et de l’Immaculée, et chaque jour toujours plus. Car chaque minute de la vie passe sans retour possible et le temps de l’épreuve sur cette terre est très court.

Saint Maximilien-Marie Kolbe, 3 janvier 1927

Vendredi 23 janvier

Mariage de saint Joseph et de la Sainte Vierge, Saint Raymond de Pennafort

Notre conversation est un trésor sans cesse renouvelé, sans qu’on invente des tas de choses comme de s’amuser ensemble, mais qu’on prenne conscience de cette richesse que nous nous donnons les uns aux autres mutuellement. J’imagine que la Sainte Vierge regardait Saint Joseph, elle le regardait surtout à la dérobée quand il faisait quelque chose, c’est-à-dire quand il ne la regardait pas elle-même. Elle le regardait avec une satisfaction, une admiration incroyable. C’était lui, son époux, donné par Dieu, le représentant de Dieu sur la terre avec cette force, ce sentiment de son calme, de sa force corporelle, elle se sentait protégée ; sentiment immense de reconnaissance !

Saint Joseph non plus n’osait pas regarder la Vierge Marie, il serait tombé à genoux chaque fois ; il en aurait pleuré de penser qu’un tel cadeau lui avait été donné. N’importe quel homme, n’importe quelle femme peut avoir des sentiments pareils. C’est une merveille d’avoir un époux, une merveille d’avoir une épouse fidèle, admirant la manière dont ils se conduisent.

Voilà comment nous allons célébrer par notre contemplation, notre prière, le mariage de saint Joseph avec la Vierge Marie. Ce mot de « mariage », c’est prodigieux pour eux ! On comprend l’union de Jésus et de sa Mère, mais ce mariage, quel don à chacun pour l’éternité !

Notre Père, 23 janvier 1997

Samedi 24 janvier

Saint François de Sales, Saint Timothée

Ce que surtout j’avais remarqué c’étaient les progrès que Papa faisait dans la perfection à l’exemple de saint François de Sales, il était parvenu à se rendre maître de sa vivacité naturelle au point qu’il paraissait avoir la nature la plus douce du monde... Les choses de la terre semblaient à peine l’effleurer, il prenait facilement le dessus des contrariétés de cette vie, enfin le Bon Dieu l’inondait de consolations, pendant ses visites journalières au Saint-Sacrement ses yeux se remplissaient souvent de larmes et son visage respirait une béatitude céleste... (...) Voici avec quelle foi Papa accepta la séparation de sa petite reine, il l’annonçait en ces termes à ses amis d’Alençon : « Bien cher amis, Thérèse, ma petite reine, est entrée hier au Carmel !... Dieu seul peut exiger un tel sacrifice... Ne me plaignez pas, car mon cœur surabonde de joie. »

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, Histoire d’une âme

Dimanche 25 janvier

Conversion de saint Paul

Cette conversion de saint Paul sur le chemin de Damas manifeste quand même la priorité de la grâce de Dieu. Je dis “ quand même ”, car un passage de ce récit manifeste que saint Paul était déjà sollicité à la conversion. Le premier mouvement est de Dieu, mais la grâce meut la volonté de l’homme à y répondre.

Tout cela montre que la cause divine et la cause humaine sont très difficiles à distinguer. Dieu donne la grâce, la volonté de l’homme y répond, alors la grâce le relance, et c’est ainsi un admirabile commercium entre Dieu et l’âme, tout un échange mystique continuel : c’est toute la vie spirituelle, toute la vie mystique.

Notre Père, 25 janvier 1984

Lundi 26 janvier

Saints Timothée et Tite, Saint Polycarpe, Saint Albéric

À cause du Père de Foucauld, nous aimons très étroitement les trappistes, les cisterciens ; nous voulons, dans la mesure de notre médiocrité et de nos forces, imiter ces moines qui ont tout quitté, tout abandonné et qui ont trouvé ainsi la liberté, la joie de l’union à Dieu, qui travaillent dans le silence et qui font des sacrifices autant qu’il leur est possible pour le salut du genre humain. (...) L’esprit du Père de Foucauld, c’est cet amour du Christ, ce Cœur et cette Croix qu’il a choisis comme un signe pour dire au monde que la source de la joie, la source de la paix du cœur, la source de la “ fraternité universelle ” pour reprendre son propre mot, se trouve dans le Cœur de Jésus, à condition tout de même qu’il y ait des personnes qui pensent qu’il n’y a pas d’amour sans sacrifice, pas de Cœur de Jésus sans la Croix de Jésus.

Notre Père, 22 juin 1986

Mardi 27 janvier

Sainte Angèle Merici       Saint Jean Chrysostome

Faisons donc confiance à la Providence de Dieu, à la Volonté de l’Immaculée, et soyons sûrs que le Bon Dieu tournera tout au bien. Puisse l’obéissance surnaturelle grandir en nous afin qu’ainsi la paix et le bonheur s’enracinent plus profondément en nous. La source de la félicité et de la paix n’est pas en dehors de nous mais en nous. Profitons de tout pour exercer notre âme dans l’humilité, l’obéissance, la pauvreté, et les autres vertus religieuses ! Alors, les souffrances ne nous paraîtront déjà plus si dures. En plus, nous disons bien que par l’Immaculée nous pouvons tout. Montrons-le donc aussi dans la pratique ! Ayons confiance, prions et allons tranquillement de l’avant !

Saint Maximilien-Marie Kolbe, 9 janvier 1941

Mercredi 28 janvier

Sainte Angèle Merici, Saint Jean de Capistran

En ce qui concerne l’action du Niepokalanov japonais comme des autres stations missionnaires, dont le but est d’approcher les âmes de Dieu, gardons-nous bien de l’illusion de penser que les fruits de notre activité extérieure découleraient de la valeur de l’œuvre. La conversion, la sanctification des âmes ont toujours été – sont et seront toujours – une œuvre de la grâce divine. Ni la parole, ni l’imprimé, ni aucun autre moyen extérieur ne nous permettront d’accomplir ni d’atteindre quoi que ce soit en ce sens, sans la grâce de Dieu. Mais la grâce pour soi et pour d’autres, on ne l’obtient que par la prière humble, par la mortification, par la fidélité à accomplir ses devoirs personnels et habituels de chaque jour. Plus l’âme est proche de Dieu, plus elle est chère à Dieu ; plus elle L’aime et est aimée de Lui, plus elle peut aider avec succès les autres à obtenir la grâce de Dieu, et plus certainement et pleinement aussi sa prière sera écoutée.

Saint Maximilien-Marie Kolbe, lettre du 1er décembre 1940

Jeudi 29 janvier

Saint François de Sales

Les volontés du Sacré-Cœur seront exactement l’épanouissement de tout ce que saint François de Sales a compris, à savoir : que la Visitation ait le culte du Sacré-Cœur de Jésus comme étant le nec plus ultra de la dévotion chrétienne, et les jésuites doivent en être les propagandistes, les prédicateurs. Dans le fondateur, il y a la vie intime de dévotion au Sacré-Cœur de Jésus que la Visitation va recevoir en héritage [...]. Maintenant, son cœur déborde de fécondité mystique [...]. Les affections que nous avons pour notre cher prochain s’enracinent dans l’affection de Jésus pour Marie et de Marie pour Jésus. La dévotion pour le Cœur unique de Jésus et de Marie devient le point de départ de toute notre vie mystique et morale, depuis saint François de Sales [...].

Saint François de Sales n’est que le précurseur de Jésus-Christ. Jésus-Christ lui-même vient apprendre au monde que c’est son Cœur et le Cœur de la Vierge avec Lui qui sont les derniers remèdes au péché originel, à la catastrophe. Jésus donne le Cœur de Marie comme le dernier remède pour l’apostasie du monde. Il dit avec tristesse : « Vous n’avez pas voulu de mon Cœur, je vous offre le Cœur de la Vierge et, si vous n’êtes pas touchés par Lui, c’est fini pour vous ; si vous êtes touchés, c’est le salut. »

Notre Père, oraison, 8 septembre 1995

Vendredi 30 janvier

Sainte Bathilde, Sainte Martine

Notre-Seigneur vient nous dire : chacun, a reçu la parole de Dieu comme une graine et puis il y a l’entourage et toutes les aides de la nature ; il n’empêche que c’est moi qui ai reçu la graine et qui décide de ma croissance. Il y a l’aide de Dieu et le profit que l’on en fait. « Je n’ai qu’une âme et elle est à sauver. » Mon âme est un germe. La Parole de Dieu a une force. Notre foi n’est pas seulement ce système de vérités ; ce sont des vérités qui travaillent en nous. La Parole de Dieu travaille en nous le raisonnement. Si j’en viens à beaucoup aimer Dieu, si je suis plein de la Parole de Dieu, c’est parce que la Parole travaille. (...) Il ne faut pas faire tout le travail, la grâce est puissante, organisatrice, illuminatrice en nous ; il faut l’aider. C’est très mystérieux, il y a deux êtres qui travaillent : la graine et la terre. Il y a des efforts à faire, des actes de volonté, à cause de la puissance de la graine, vont porter leurs fruits tout de suite, mais il faut que je m’y mette. La graine pousse bien dans la terre, mais si on est actif, on se laisse travailler et on prend force, on participe. L’éternité de chacun d’entre nous va en découler.

Notre Père, 13 novembre 1983

Samedi 31 janvier

Saint Jean Bosco

Il y a les songes de Saint Jean Bosco. Le songe de l’Église dans la tempête, le songe du radeau qui menace de couler et qui est entouré de serpents et de bêtes affreuses, ce radeau, Saint Jean Bosco le dirige avec la Sainte Vierge. Et tous les enfants qui sont là restent accrochés au radeau c’est-à-dire accrochés à la confession, à l’Eucharistie, à la dévotion à la Sainte Vierge, à la dévotion à la Sainte Face, ne l’oublions pas, et au Sacré-Cœur, ils sont sauvés. Les autres périssent. Tous ces songes rejoignent les songes de Madame Royer, rejoignent les songes de M. M. K., ceux de Grignion de Montfort. Tous sont d’accord, tous ces saints et tous ces pèlerinages de la Vierge Marie nous illustrent cette époque qui vient et qui va être terrible. Un coup de chien terrible et la Vierge Marie nous en délivrera. C’est sûr et certain ! – Vous l’avez dit déjà depuis tellement d’années et on ne voit rien ! – Si la Sainte Vierge est avec nous, comment voulez-vous que Jésus nous abandonne ? Ce serait normal qu’il nous abandonne, mais qu’il abandonne la Sainte Vierge n’est pas possible.

Donc, soyons fidèles à la Sainte Vierge, soyons fidèles au chapelet, à tous les moyens qui nous sont donnés.

Notre Père, 31 mai 1998