À la source de l'Ancien testament,
du Moyen et du Nouveau Testament

I. ANCIEN TESTAMENT

L E premier bénéfice de la découverte des “ manuscrits de la mer Morte ” est éclatant et pourtant, aujourd'hui encore il passe inaperçu. Par la main des scribes de Qumrân, en effet, nous renouons avec la pure et authentique tradition de l'Ancien Testament. (...)

Grottes de Qumrân

Avant de découvrir Qumrân, nous n'avions pas un manuscrit hébreu de la Bible antérieur au dixième siècle de notre ère. Par le “ manuscrit d'Alep ” (environ 950 ap. J.-C.), lui-même copié sur des copies de copies, le texte de nos Bibles hébraïques dépendait, et dépend encore de la tradition rabbinique, issue elle-même de la tradition des pharisiens. (...)

Quelques mots d'explication. Les écrits de l'Ancien Testament commencent par cinq livres : Genèse, Exode, Lévitique, Nombre et Deutéronome. Ces titres résument le contenu de chacun de ces livres :Genèse ou création du monde et histoire des Patriarches ;Exode ou sortie d'Égypte, du peuple de Dieu sous la conduite de Moïse. Le Lévitique expose le rituel de la vie liturgique ; il est suivi par les Nombres, qui débutent par le recensement du peuple de Dieu. Enfin le Deutéronome donne une “ seconde ”, en grec deuteros, Loi par laquelle Moïse en personne est censé avoir complété dans les plaines de Moab, avant l'entrée en Terre promise, les prescriptions qu'il avait données au Sinaï.

Ces livres s'enchaînent les uns aux autres en tissant une trame continue d'événements, depuis le commencement du monde jusqu'à la mort de Moïse. C'est pourquoi ils forment un ensemble que les juifs appellent le “ livre de Moïse ”, la “ loi de Moïse ”, la “ Loi ” (Torah). Les Grecs lui ont donné le nom de “ Pentateuque ” : penta, “ cinq ”, et teuchos, “ vase, amphore ”, mot qui convient exactement aux jarres où l'on conservait les manuscrits ; l'expression signifie “ cinq livres ”.

Avant même d'être une Histoire sainte, le Pentateuque est avant tout la Loi d'Israël. Les récits relatifs aux origines, aux Patriarches et à Moïse forment une grande introduction à la Loi de Moïse. C'est comme Loi du peuple élu par le vrai Dieu, que le Pentateuque a été tenu pour canonique (du grec kanôn, “ règle, mesure ”), après l'Exil au temps de la Restauration, sous l'autorité d'Esdras et de Néhémie (Ve siècle av. J.-C.). C'est alors qu'il connut la dernière étape de sa rédaction, fruit de plusieurs traditions que les scribes s'attachèrent à fusionner, en ne sacrifiant aucun des textes qui les avaient transmises.

LA TORAH CONFISQUÉE

Après la destruction de Jérusalem, par Titus, à la fin du premier siècle ap. J.-C., et donc la ruine du Temple et la fin du sacerdoce, les rabbins réfugiés à Jamnia, n'agirent pas de même. Ils fixèrent, de leur propre autorité, un seul texte déclaré “ canonique ” et supprimèrent toutes les autres recensions : « Ainsi se trouvèrent écartées celles qu'avaient suivies les Septante... » (...)

RabbinEncore un mot d'explication. On désigne par le nom de “ Septante ”, et le sigle “ LXX ”, une traduction grecque du Pentateuque établie, à partir du troisième siècle av. J.-C., par les juifs d'Alexandrie travaillant sur des manuscrits hébreux aujourd'hui disparus, mais comparables à ceux de Qumrân, comme nous allons le montrer. Cette traduction aurait été effectuée à la demande du roi d'Égypte Ptolémée Philadelphe par soixante-douze docteurs israélites, d'où son nom de “ septante ” qui ne devrait désigner que le Pentateuque. En fait, il a été étendu à toute la Bible grecque existant à l'époque du Christ et utilisée par l'Église chrétienne primitive, citée par les Apôtres et les Pères de l'Église jusqu'au cinquième siècle de notre ère. (...)

Après le travail des “ Scribes ” commence au sixième siècle celui des “ Massorètes ”, “ hommes de la tradition ”, rabbins d'Irak et de Palestine qui s'attachent à indiquer par des signes spéciaux la vocalisation du texte. Expliquons encore ce point : l'écriture hébraïque, comme l'écriture phénicienne dont elle est dérivée, ne note que les consonnes. Jusqu'aux Massorètes, la vocalisation était laissée à la tradition orale, aidée par certains consonnes (waw = w, yod = y, = h) utilisées parfois comme voyelles (u ou o, i, a). Ce système suffisait tant que la langue restait vivante. À mesure que l'hébreu devenait langue morte, il parut nécessaire de fixer la prononciation du texte en notant les voyelles par un système de signes inscrits au-dessus et au-dessous du texte traditionnel “ consonantique ”. Telle fut l'œuvre des Massorètes : c'est d'eux que nous tenons le texte hébreu de la Bible, appelé pour cette raison “ texte massorétique ” (TM). (...)

LA TORAH AUTHENTIQUE

Lorsque les docteurs juifs, à la fin du premier siècle de notre ère fixèrent le texte et le corps des Écritures, ils affirmèrent n'être guidés que par des critères internes : sens plus ou moins religieux du livre, conformité avec la Torah mosaïque. (...)

Le Père Barthélemy a démontré, « à partir d'un cas spécialement remarquable, que les fragments de Qumrân, en attestant la forme originale de certains passages de la Bible hébraïque, nous permettent de déceler tout un réseau de corrections théologiques subies par tous les témoins du texte massorétique. » Il s'appuie sur un fragment du cantique de Moïse (Deutéronome 32) trouvé dans la grotte 4 et publié dès 1954 :

« Quand le Très Haut donna aux nations leur héritage,
quand il répartit les fils d'homme,
il fixa les limites des peuples selon le nombre des fils de Dieu ;
Mais la part de Yahweh c'est son peuple,
Jacob est le lot de son héritage. » (Dt 32, 8-9)

Le texte massorétique porte “ fils d'Israël ” à la place de “ fils de Dieu ”, mais certains savants soupçonnaient depuis longtemps que le texte original était “ fils de Dieu ” à cause de la Septante qui lit “ anges de Dieu ”. (...)

Le manuscrit de Qumrân en fait foi et confirme l'intuition de ces savants : Les scribes de Jamnia ont effacé “ fils de Dieu ”, et ils ont écrit “ fils d'Israël ”. En voici la raison. (...)

Le sens de la leçon originale, tel que l'a compris la LXX, est pourtant limpide : tandis que Yahweh a confié les nations païennes à leurs anges protecteurs, il s'est réservé la protection d'Israël par une élection tout à fait singulière. En effet, sans aucune équivoque possible, les “ fils de Dieu ” sont les anges, membres de la cour céleste (Job 1, 6). Le verset 43 du même Cantique de Moïse retrouvé dans un petit rouleau livré par la grotte 4, achève de nous éclairer :

Extrait du Cantique de Moïse

Comme nous l'avons souligné par des signes typographiques, la correction du mot “ cieux ” (LXX et 4Q) en “ peuples ” (TM) prépare l'omission de “ dieux ”, que nous avons soulignée de quatre points. Quelle que soit la leçon originale : “ tous les dieux ” (4Q) ou “ tous les fils de Dieu ” (LXX), la suppression pure et simple de l'expression n'est sûrement pas due au hasard d'une “ erreur de scribe ”. Et pour comprendre que les rabbins de Jamnia l'aient choisie comme leçon “ canonique ” à l'exclusion de toute autre, il suffit de se souvenir de l'altercation rapportée par l'Évangile de saint Jean, toute récente. Aux juifs qui apportaient des pierres pour le lapider, Jésus dit :

« “ Je vous ai montré quantité de bonnes œuvres, venant du Père ; pour laquelle de ces œuvres me lapidez-vous ? ” Les juifs lui répondirent : “ Ce n'est pas pour une bonne œuvre que nous te lapidons, mais pour un blasphème et parce que toi, n'étant qu'un homme, tu te fais Dieu. ” Jésus leur répondit :

« “ N'est-il pas écrit dans votre loi :

“ J'ai dit : vous êtes des dieux ” ?

« “ Alors qu'elle a appelé dieux ceux à qui la parole de Dieu fut adressée – et l'Écriture ne peut être récusée – à celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde vous dites : 'Tu blasphèmes', parce que j'ai dit : ‘Je suis Fils de Dieu'! ” » (Jn 10, 31-36)

À l'heure où les rabbins de Jamnia travaillent à leur recension, la rédaction du Nouveau Testament est achevée et non seulement ce texte est répandu dans tout l'Empire, mais encore l'altercation se poursuit, plus violente que jamais entre juifs et chrétiens qui se disent à leur tour “ enfants de Dieu ” (Jn 1, 13), “ fils de Dieu ” (Ga 3, 26 ; Ro 8, 14) par “ adoption filiale ” : « La preuve que vous êtes des fils, c'est que Dieu a envoyé dans nos cœurs l'Esprit de son Fils qui crie : Abba, Père ! Aussi n'es-tu plus esclave mais fils ; fils, et donc héritier de par Dieu. » (Ga 4, 5) C'est pourquoi nous pouvons encore soupçonner la main des censeurs dans la leçon « ses serviteurs » (‘abadayw = ses esclaves) remplaçant « ses fils » (banayw) en Dt 32, 43. Cela n'est qu'un exemple parmi d'autres.

La découverte des manuscrits de Qumrân nous révèle donc la falsification de la Torah par les rabbins pharisiens, et leur intention de voiler aux yeux de leurs coreligionnaires le sens messianique des saintes Écritures afin que ceux-ci se détournent du Fils de Dieu, lumière des Nations, et Gloire d'Israël. Ils stoppèrent ainsi le grand mouvement de conversion inauguré par les milliers d'esséniens au jour de la Pentecôte.

II. LE MOYEN TESTAMENT

Le deuxième grand mérite des manuscrits de Qumrân est de nous faire découvrir ce que fut l'attente messianique des plus religieux des juifs quelques dizaines d'années avant la naissance du Christ.

Fragment de l'Écrit de Damas
Fragment de l'Écrit de Damas

Sous la gouverne du “ maître de justice ”, les esséniens en viennent à une compréhension profonde de l'histoire sainte d'Israël. Celle-ci décrite comme une longue infidélité des israélites suscite en eux des sentiments d'humilité devant Dieu, un sens douloureux du péché comme aussi une confiance admirable en Dieu. C'est qu'en effet la méditation des prophètes, d'Isaïe et de Daniel surtout, va les illuminer d'une certitude dont ils se transmettront le flambeau jusqu'à la naissance du Christ : les derniers temps annoncés par les prophètes sont arrivés, le Messie est proche. (…)

« Jamais la Loi n'avait été mieux connue et mieux pratiquée par une collectivité en Israël. Si bien des passages de l'Écrit de Damas montrent que les membres de la communauté de l'Alliance peuvent individuellement pécher, la communauté en tant que telle paraît indestructible ; ceux qui s'y attachent sont destinés à la vie éternelle ; maison bâtie par Dieu, sur laquelle se déversent toutes les promesses des prophètes, cette communauté fait directement accéder à la fin des temps ceux qui y sont entrés. » (…)

« La période vécue par les esséniens (de 160 avant notre ère jusqu'à la naissance du Christ) peut donc être qualifiée d'intermédiaire. » Une Alliance disparaît :

« Nos signes ont cessé, il n'est plus de prophètes,
et nul parmi nous ne sait jusques à quand. » (Ps 74, 9)

une autre s'annonce. (…) Les écrits de Qumrân comblent donc le vide, de plus 150 ans, qui existait entre la prophétie de Daniel et la prédication de saint Jean-Baptiste. Cette littérature porteuse d'une attente, l'abbé de Nantes la dénommera d'une manière audacieuse, le moyen testament. Moyen testament, médiateur de l'Ancien au Nouveau « comme une passerelle entre deux édifices, ou comme le pont de bateaux jeté par Darius le Mède d'une rive à l'autre de l'Hellespont, et qu'une tempête bientôt dispersa. » C'est l'interprétation géniale de l'ensemble du fait de Qumrân comme portant en creux les accomplissements de la Nouvelle et Éternelle Alliance fondée dans le sang jailli du Cœur transpercé du Sauveur attendu et venu au temps fixé. (…)

SAINT JEAN BAPTISTE

Saint Jean-Baptiste - Chaource

Lorsque parut saint Jean-Baptiste « l'an quinze du principat de Tibère César » (Luc 3, 1), à l'automne de l'an 27 de notre ère, les meilleurs, les plus religieux des juifs étaient prêts à le recevoir comme un nouvel Élie, précurseur du Messie. Nous en trouvons la preuve dans deux fragments de la grotte 4, publiés et traduits par Émile Puech qui les date du milieu du Ier siècle avant J.-C. L'un et l'autre citent déjà l'oracle du prophète Malachie qui avait promis, vers le milieu du Ve siècle avant J.-C., le retour d'Élie, le prophète enlevé de son vivant sur un char de feu (2 Rois 2, 11) :

« Voici que je vais vous envoyer Élie le prophète, avant que n'arrive mon Jour, grand et redoutable. Il ramènera le cœur des pères vers leurs fils et le cœur des fils vers leurs pères, de peur que je ne vienne frapper le pays d'anathème. » (Ml 3, 23-24)

Annonçant la naissance de Jean-Baptiste à Zacharie, l'Ange du Seigneur lui avait dit : « Il ramènera de nombreux fils d'Israël au Seigneur, leur Dieu. Il marchera devant lui avec l'esprit et la puissance d'Élie, pour ramener le cœur des pères vers leurs enfants et les rebelles à la prudence des justes, préparant au Seigneur un peuple bien disposé. » (Luc 1, 16-17) (…)

Source d'Ayn Kharrar
Source d'Ayn Kharrar, près de laquelle se trouvait la localité de Béthanie, « au-delà du Jourdain », où Jean-Baptiste commença à prêcher et à baptiser (Jn 1,28). C'est là que Jésus se présenta pour être baptisé dans les eaux du Jourdain.

Sur la vie de Saint Jean Baptiste, les textes de Qumrân jettent une lumière décisive. Ils ont été analysés par les savants du Congrès d'Eischstätt en 1991. Frère Bruno, après les avoir étudiées d'une manière approfondie, concluait ainsi : « Selon toute probabilité, saint Jean-Baptiste a été élevé par les esséniens de Qumrân, dans l'attente d'une purification plus parfaite que celle dont les bains rituels répétés n'étaient que la figure. Un jour, il a quitté Qumrân pour administrer avec autorité non loin de là, dans l'eau vive du Jourdain, un baptême unique, en signe précurseur du baptême d'Esprit qu'administrerait bientôt le Messie. » (…)

Gardons-nous pourtant de commettre une erreur semblable à celle de Flavius Josèphe le pharisien, en faisant de saint Jean-Baptiste un membre de la secte des esséniens. À Eichstätt, Otto Betz l'a souligné : « Jean-Baptiste était, dans son activité publique, au-delà des frontières de la communauté de Qumrân, un personnage tout à fait original, pour qui la pénitence et le baptême de l'Israélite ne devait pas conduire à une vie à part », mais ramener les fils d'Adam à la divine vérité, et guider toute créature au pur banquet des noces mystiques du Verbe (Jn 3, 29).

Le rôle unique, incomparable, de Jean-Baptiste, dont le ministère semble avoir duré de l'automne 27 au début de l'an 29, à la jonction de l'Ancien et du Nouveau Testament, au centre de l'histoire du salut, a été proclamé par Jésus lui-même. (Mt 11, 11) (...)

III. NOUVEAU TESTAMENT

Les deux premiers disciples de Jésus, André, frère de Simon-Pierre, et le disciple anonyme que l'on s'accorde à identifier avec saint Jean l'Évangéliste, sont des disciples de Jean-Baptiste (Jn 1, 35-40). (...)

Saint Jean paraît particulièrement familier des conceptions de Qumrân que l'on retrouve au fil de son Évangile et de ses Épîtres : le dualisme lumière-ténèbres luttant l'une contre les autres, le combat contre le « prince de ce monde », l'appellation du Paraclet comme « l'Esprit de vérité », la tournure : « faire la vérité », ont leur parallèle dans les écrits de Qumrân. Si les esséniens ne sont jamais nommés dans l'Évangile, la raison paraît bien en être que, pour le Christ, ils correspondent aux “ pauvres d'Israël ” », aux “ vrais Israélites ” que Jésus aimait, privilégiait.

C'est en effet sous cette dénomination que Jésus recrute Nathanaël, amené par Philippe, qui était de Bethsaïde, la ville d'André et de Pierre : « Voici vraiment un Israélite sans détour. » (Jn 1, 47) Aussi, les cinq premiers disciples que Jésus a reçus de son précurseur dès les premiers jours lui ont donné leur foi sur le témoignage de Jean, mais ils furent sans doute préparés par les « frères » de Qumrân.

À la différence des pharisiens, ces « Israélites sans détour » suivirent Jésus, furent ses disciples. Ceux qui parmi les esséniens s'opposèrent, par intégrisme, aux enseignements du “ Fils du Dieu vivant ” ne se rallièrent que sous l'action du grand “ vent ” qui fondit sur eux le jour de la Pentecôte. Ils se convertirent par milliers, enfin prêts à « s'adjoindre » (Ac 2, 41) en foule à la « communauté de ceux qui seraient sauvés » (Ac 2, 47). Ainsi disparurent les esséniens, consumés dans ces divines flammes de l'Esprit-Saint : « Des croyants de plus en plus nombreux s'adjoignaient au Seigneur, une multitude d'hommes et de femmes. » (Ac 5, 14) (...)

Dès lors, il est aisé de concevoir qu'une copie de l'Évangile de Marc, « Évangile de Jésus-Christ, Fils de Dieu » (Mc 1, 1), soit parvenue rapidement à Qumrân, très tôt après sa rédaction. Peut-être dans la cruche portant l'inscription “ R O M E ” en caractères hébraïques, découverte dans la grotte 7.

Ainsi, l'archéologie et la paléographie, l'histoire et l'exégèse nous font-elles revivre l'histoire vraie de Jésus et de la primitive Église, en concordance continue avec les Évangiles et les Actes des Apôtres. Le modernisme est vaincu, car la sainte et vierge Tradition de la Bible hébraïque authentique, après avoir échappé aux scribes de rabbi Yohanan ben Zakkaï qui voulaient la séquestrer à Jamnia, échappe aujourd'hui, après un siècle de combat, aux scribes et pharisiens des derniers temps, “ synagogue de Satan ” (Ap 2, 9 ; 3, 9) qui, au sein même de l'Église, voulaient la violer.

Lorsque survinrent en 68 les bandes de séditieux révoltés contre Rome, attirant la terrible répression des armées de Vespasien, il fallut cacher manuscrits et amphores, et fuir. Mais la divine Providence avait ses desseins. Après dix-neuf siècles, le 7Q5, déchiffré en 1972, par le père O'Callaghan, s.j., de l'Institut biblique pontifical, combattu par le père Benoit, o. p., successeur du père Lagrange à l'École biblique de Jérusalem, revient au grand jour pour nous promettre que le Christ viendra à notre secours dans la tempête de la grande apostasie où nous voilà près de sombrer, non sans nous avoir distribué, pour tenir ferme, un Pain célestiel annoncé.

C'est le message que « l'Esprit expressément » adresse à notre génération, comme il l'a d'abord adressé à ces bienheureux juifs exilés au “ désert ”, soutenus par la promesse de la prochaine Alliance.

frère Bruno Bonnet-Eymard
Extraits de Bible, Archéologie, Histoire, Tome 1 et de Il est ressuscité ! n° 7, février 2003, p. 3-12

  • Dans Bible archéologie histoire, tome 1 :
    • Le Moyen Testament, (CRC n° 311, avril 1995, p. 1-26)
Réfutation du Père Boismard sur l’origine du Christianisme :
  • Dans Bible archéologie histoire, tome 3 :
    • Le chant du cygne de l'exégèse moderniste, CRC septembre 1998, p. 11-18
      (aud/vid : B 30 : L’aube du christianisme ?, 4 octobre 1998. 1 h)
Voir aussi, en audio/vidéo :
  • PC 66 : L’origine divine du Christianisme, contre les émissions d’Arte, Pentecôte 2004, 9 h