Avent 2025 avec Jésus Enfant

Introduction
LE 10 décembre prochain marquera le centenaire des apparitions de Notre-Dame et de l’Enfant-Jésus à sœur Lucie, au couvent de Pontevedra. Dieu veut établir dans le monde la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, et personne ne fait cas de ce désir !
Pendant cet Avent, nous tâcherons de consoler le Cœur Immaculé de Marie en suivant ce conseil de notre Père, l’abbé de Nantes :
« Mes chers enfants, pour vous préparer à Noël, je vous conseille de faire une petite crèche, avec l’aide de vos chers parents. Vous y mettrez l’Enfant-Jésus. Votre maison sera ainsi comme habitée par sa douce et sainte présence. Qu’y a-t-il de plus chéri que Jésus dans la crèche, devant laquelle on fait la prière du soir ? Cela fait très plaisir à la Sainte Vierge !
« Et quelle sera votre résolution pour vous préparer à Noël ? Je vais vous en recommander une. Elle est difficile, mais c’est l’unique, la meilleure, celle que Jésus nous a démontrée dans la crèche : la petitesse.
« Nous sommes tous très orgueilleux ! Jésus, infiniment grand, a voulu se faire tout petit dans une crèche pour nous apprendre la petitesse. Il a toujours aimé ceux qui étaient petits, bien obéissants, qui ne font pas les malins : “ Moi, j’ai fait ci, moi je suis comme ça, moi, moi, moi ! ”
« Pendant cet Avent, pour ressembler un peu au petit Jésus, avoir les mêmes sentiments que Lui, je vous demande d’être petit, bien simple, bien gentil, bien obéissant, parce que, quand on est petit, on obéit à tout le monde. Il n’y a que les grands qui n’obéissent à personne. Le jour de Noël, Jésus vous donnera comme récompense sa joie, la joie de Noël. »
Dimanche 30 novembre – Ier dimanche de l’Avent
LE PETIT PRISONNIER
LE diocèse de Jaén en Espagne se trouvait sous la domination des Maures. Son évêque, saint Pierre Paschal, religieux de l’ordre de la Merci pour la rédemption des captifs, employa tout son revenu au soulagement des pauvres et au rachat des esclaves.
Il entreprit de convertir les musulmans, prêcha contre Mahomet et fut jeté en prison. Ses ouailles lui envoyèrent une forte somme d’argent pour payer sa rançon. L’héroïque pasteur l’utilisa pour racheter un grand nombre de pauvres femmes et de petits enfants, et demeura captif pour ses brebis.
Un jour, il désirait célébrer la sainte Eucharistie mais n’avait pas de servant. Un esclave, de quatre à cinq ans, s’offrit pour ce pieux ministère. Un peu surpris, le prélat accepta son petit enfant de chœur. Ce dernier lui servit la Messe parfaitement.
L’évêque lui posa ensuite quelques questions de catéchisme. Le petit garçon l’étonna par sa modestie et la sagesse de ses réponses. Lorsque le prélat lui demanda qui était Notre-Seigneur Jésus-Christ, il lui répondit :
« Pierre, c’est moi qui suis Jésus-Christ. Vois mes mains et mon côté, tu y trouveras les marques de mes Plaies. Mais, parce que tu t’es constitué esclave pour racheter les tiens, tu m’as fait moi-même ton petit esclave ! »
Ayant dit ces mots, le jeune Enfant disparut.
Ô ma Mère du Ciel, donnez-moi le cœur humble et aimant de votre Divin Enfant !
Colorier saint Joseph.
Lundi 1er décembre
LE PETIT MISSIONNAIRE
AU commencement de l’Avent 1672, mère Marie de l’Incarnation, religieuse en Nouvelle-France, offrit à Louis Taondechoren un bel Enfant-Jésus en cire, dans son berceau. Ce bon sauvage en témoigna plus de reconnaissance que si on lui eût donné tous les trésors du monde.
Tout le village prit part à sa joie et regarda cette sainte statue comme un cadeau du Ciel. Les Hurons résolurent de lui offrir leurs honneurs en réparation de la mauvaise réception que les Juifs lui firent quand il vint au monde.
Le Père jésuite voulut que toutes les familles eussent, les unes après les autres, la jouissance du Divin Enfant. Il écrivit sur des billets le nom des chefs de chaque cabane. Après avoir chanté le Veni Creator, il en tira un au sort, qui indiquait le nom d’une bonne veuve. Cette dernière s’était souvent levée tôt matin pour réciter son chapelet et fléchir en sa faveur le Cœur de sa sainte Mère. À cette nouvelle, elle pensa mourir de joie.
Embrassons l’Enfant-Jésus en réparation pour tous ceux qui ne l’aiment pas.
Ô ma Mère du Ciel, je veux consoler votre Enfant-Jésus !
Colorier les Hurons.
Mardi 2 décembre
LE PETIT HÔTE DIVIN
EN un moment elle nettoya sa cabane, dressa un petit autel fort propre, avec son dais, orné de tout ce qu’elle avait trouvé de plus beau. Cette fervente chrétienne était persuadée que ce choix témoignait d’un coup du Ciel et d’une marque d’une Providence particulière de Notre-Seigneur sur elle et toute sa famille.
L’Enfant-Jésus ayant été porté en procession et posé sur l’autel, ils récitèrent une prière pour saluer leur hôte et lui offrir leurs biens, leurs personnes et leur vie. Puis, tous chantèrent des Noëls en leur langue.
Le petit Jésus changea de cabane chaque semaine, jusqu’à la fête de la Présentation. Chacun prenait plaisir à lui préparer un reposoir toujours plus magnifique, trouvait de nouvelles inventions pour le garantir de la fumée.
Ô ma Mère du Ciel, je consacre mon cœur et mon âme à votre doux Enfant-Jésus !
Colorier l’âne.
Mercredi 3 décembre
LE PETIT JÉSUS DE LA PROVIDENCE
LES plus fervents des Hurons remarquèrent un tel changement dans les familles qui avaient reçu l’Enfant divin que, lorsqu’ils s’apercevaient de quelque désordre dans un foyer, ils souhaitaient qu’on l’y portât.
Voyant un jour que toutes les remontrances faites à une jeune femme pour la porter à se réconcilier avec son mari demeuraient inutiles, un “ capitaine ” s’adressa avec beaucoup de simplicité et de confiance au saint Enfant-Jésus :
« Monseigneur, lui dit-il, vous voyez l’opiniâtreté de cette femme, faites-lui miséricorde ; ayez, je vous prie, la bonté de choisir sa cabane la semaine prochaine pour votre demeure, et infailliblement son cœur s’amollira, et elle accomplira son devoir. »
Le dimanche suivant, le sort tomba heureusement sur la cabane de cette Huronne ! En un instant, l’Enfant-Jésus la transforma. Elle se remit parfaitement bien avec son mari.
Ô ma Mère du Ciel, donnez-moi la bonté de votre petit Enfant-Jésus !
Colorier le bœuf.
Jeudi 4 décembre
LE PETIT PÊCHEUR
NÉ le 21 août 1711 près de Valladolid, Bernardo Francisco de Hoyos fut admis, dès l’âge de quatorze ans, au noviciat de la Compagnie de Jésus.
Le jour de Noël 1726, son âme fut tout enflammée par des élans et des transports d’amour pour le Divin Enfant-Jésus. Il lui apparut comme un pêcheur qui, à l’aide d’un hameçon en or, pêchait des cœurs. Ce petit Enfant brûlait de désirs amoureux de pêcher son cœur avec cette ligne.
« Je m’en allais à l’oraison et presque aussitôt je ressentis une ardeur comme jamais. Je vis le doux Enfant-Jésus dans sa crèche, s’apprêtant à me blesser le cœur avec une flèche. »
Ô ma Mère du Ciel, donnez-moi l’amour de votre Enfant-Jésus !
Colorier le Père de Hoyos.
Vendredi 5 décembre – premier vendredi du mois
L’ENFANT-JÉSUS DE MARIE
LE 29 juin 1732, le jeune religieux vit l’Enfant-Jésus prenant le sein de sa très Sainte Mère. « Quand il en détacha sa charmante petite bouche, le Divin Enfant fit jaillir un jet de lait sacré qui arrosa mon cœur et le rendit plus éclatant. Il me sembla alors que je recevais, à un haut degré, l’esprit de douceur et de suavité communiqué à mon cher saint Bernard. Ma tendre Mère m’appela en effet : “ Mon fils Bernard. ” Je ne puis prononcer ni me rappeler ces paroles sans verser encore de douces larmes. »
Le frère Hoyos aimait réciter le rosaire devant le Très Saint-Sacrement : « Tout me venait par les mains de ma très douce Mère. »
Jésus Enfant, nourri du lait de Marie, donnez-moi l’esprit de douceur !
Colorier deux moutons.
Samedi 6 décembre – premier samedi du mois
L’ENFANT-JÉSUS DE SŒUR VICTOIRE
LORS de la fondation du carmel de Villefranche en 1844, un “ Petit Pourvoyeur ” accompagnait les sœurs fondatrices depuis Montauban. Cet Enfant-Jésus était chargé de veiller à tous leurs besoins et nécessités.
Les sœurs connurent un début très difficile. Après le décès de plusieurs religieuses dont la Prieure, il ne restait plus que deux carmélites de l’essaim fondateur. Découragées, elles résolurent de repartir et préparèrent leurs baluchons. Ce n’était pas du goût de l’Enfant-Jésus ! Durant la nuit, Il apparut à sœur Victoire de Saint-Michel. Se trouvant dans un sentier montant en serpentin au milieu d’une vigne florissante, Il mangeait du pain noir et la regardait, semblant lui dire :
« Tu ne veux donc pas manger de pain noir avec moi ? »
Aussitôt réveillée, elle décida de rester. Quelle ne fut pas sa surprise, le jour de la prise de possession du monastère définitif en 1851, de reconnaître le terrain, la vigne, et le sentier vus en songe.
Dans notre Communion réparatrice de ce premier samedi du mois, consolons Jésus Enfant et sa tendre Mère par cette invocation :
Doux Cœur de Marie, soyez mon salut ! Cœur Immaculé de Marie, convertissez les pécheurs, sauvez les âmes de l’enfer !
Colorier une religieuse carmélite.
Dimanche 7 décembre – IIe dimanche de l’Avent
LE PETIT COMPAGNON
LE jour de sa première Communion, la petite Françoise Chambon vit l’Enfant-Jésus qui la combla de bonheur : « Il m’a dit que chaque fois que je communierai, ce serait comme cela ! »
Dès lors, il l’accompagnait partout. « Nous étions toujours ensemble. Quand j’allais travailler aux champs ou ramasser de l’herbe pour la chèvre, le petit Jésus était là près de moi. Nous allions par les sentiers, on travaillait, on revenait toujours ensemble. J’étais heureuse, je chantais le Tantum Ergo et tout ce qu’on chante à l’église. »
Ô ma Mère du Ciel, donnez-moi la simplicité de votre Enfant-Jésus !
Colorier l’autre religieuse carmélite.
Lundi 8 décembre – Immaculée Conception
LE PETIT FIANCÉ
DÉSORMAIS, Françoise ne pensa plus qu’à être religieuse pour être unie à Notre-Seigneur. Elle entra à la Visitation de Chambéry où elle reçut le nom de sœur Marie-Marthe.
Jésus Enfant l’accompagnait dans son emploi et l’aidait à faire son ouvrage ; il desservait la table, balayait le chœur et le réfectoire, faisait la vaisselle avec elle.
« Commande-moi, lui disait-il, et je ferai ce que tu voudras. »
Il la préparait à la Communion : « L’âme enfant est une âme sans malice, innocente, simple et confiante. Quand l’âme est dans cet état d’enfance, elle peut venir à moi tout droit, il n’y a aucun obstacle. »
Je vous aime, Jésus Enfant, vrai Fils de la pure et Immaculée Vierge Marie, votre Cœur est plein d’amour pour nous et vos mains sont pleines de bénédictions !
Colorier la Sainte Vierge.
Mardi 9 décembre
LE PETIT BON PASTEUR
UNE nuit de Noël, la Sainte Vierge lui donna à nouveau son Enfant-Jésus : « Ma fille, je te le donne, mais il faut être petit enfant comme Lui. » Lorsque commencèrent les persécutions de la République contre les communautés religieuses en 1880, l’Enfant-Jésus lui apparut pendant l’octave du Saint-Sacrement, mettant le doigt sur son Cœur :
« Ma fille, quoique ce Cœur ne vous dise pas à tout moment qu’il vous gardera, il suffit qu’il vous l’ait dit une fois. Vous aurez bien des sujets de crainte ; mais ne craignez pas, petit troupeau... J’ai promis de vous garder. »
Ô ma Mère du Ciel, donnez-moi l’innocence de votre Enfant-Jésus !
Colorier sœur Marie-Marthe portant des fleurs.
Mercredi 10 décembre
LE PETIT INFIRMIER
AU dix-neuvième siècle, le choléra ravagea l’Île Maurice, laissant un grand nombre d’orphelins. Les sœurs de la charité, fondées par mère Marie-Augustine, les recueillirent. Le premier orphelinat n’était destiné qu’aux petits Blancs, mais mère Marie-Augustine songeait aussi aux enfants de couleur. Selon son habitude, elle commença une neuvaine à Notre-Dame du Bon Secours.
Se trouvant en prière devant une statue de l’Enfant-Jésus, elle le contemplait avec tendresse. Soudain, de blanc qu’il était, l’Enfant devint noir ! L’orphelinat pour les petits Noirs était ainsi créé !
En ce jour anniversaire de l’apparition de Jésus et Marie à Pontevedra, récitons la prière à Jésus Enfant, à la fin de ce carnet.
Colorier l’étable.
Jeudi 11 décembre
LE PETIT HÉBREU
DANS la cour de la maison-mère se trouvait une grotte dédiée à Notre-Dame de La Salette, ouverte au public. Les sœurs y préparaient la crèche. La veille de Noël 1855, une religieuse s’apprêtait à y placer l’Enfant-Jésus. Or, elle trouva dans la mangeoire... un vrai bébé, emmailloté de langes bleus !
Elle courut chez mère Marie-Augustine qui installa l’enfant dans une corbeille qu’elle recouvrit d’un tissu. Puis, elle porta le “ paquet ” à la communauté réunie pour la récréation. Toutes rivalisèrent de curiosité et d’hypothèses sur ce “ cadeau de Noël ” ! Quel joyeux étonnement lorsque, découvrant le contenu du panier, les sœurs découvrirent le nourrisson et lurent le billet qu’il portait attaché au cou : « Il est né aujourd’hui, nous le confions aux sœurs et les prions d’en avoir soin. » Dès lors, les religieuses s’occupèrent également des bébés abandonnés, selon le désir du saint Enfant-Jésus !
Larmes précieuses de Jésus Enfant, purifiez-moi de toutes les souillures du péché !
Colorier la sœur portant le panier.
Vendredi 12 décembre
LE PETIT MAÎTRE DE CONDUITE
UN jour, une religieuse visitandine, sœur Benigna Consolata, plaça sur le côté de son écritoire une statuette de l’Enfant-Jésus. Un léger mouvement la fit chavirer et tomber. La ramassant prestement, elle donna un baiser au petit Jésus et lui dit : « Si vous n’étiez pas tombé, vous n’auriez pas eu ce baiser. »
L’Enfant-Dieu daigna relever la charmante réflexion en expliquant :
« Il en est ainsi, ma Bénigne, quand tu as commis une faute involontaire, tu ne m’offenses pas, mais l’acte d’humilité et d’amour que tu fais ensuite, de propos délibéré, c’est le baiser que tu me donnes et que je n’aurais pas reçu, si tu n’avais pas commis cette imperfection ! »
Vertus de Jésus Enfant, imprimez-vous en moi !
Colorier deux moutons.
Samedi 13 décembre
LE PETIT PÈLERIN
L’ABBÉ Max de Galen écrivit à sa nièce, la petite Maria Droste zu Vischering, cette lettre qu’elle conserva jusqu’à sa mort : « Quand l’Enfant-Jésus cherche sur la terre un abri où demeurer et n’en trouve point parce que le monde mauvais le rejette, comme jadis les habitants de Bethléem, dis-lui :
« “ Mon Sauveur, venez à moi, le feu de l’amour brûle dans mon cœur et le consume pour vous. ” Alors le Sauveur vient et se trouve si bien chez toi qu’il te dit : “ Chère Maria, puisque tu m’as préparé une si belle place chaude dans ton cœur, tu en auras une aussi dans le mien. ” Oh ! quel grand bonheur que celui-là ! »
Ô ma Mère du Ciel, préparez mon cœur à recevoir votre Enfant-Jésus !
Colorier les étoiles dans le ciel.
Dimanche 14 décembre – IIIe dimanche de l’Avent
LE PETIT ROI DE GLOIRE
DEVENUE religieuse du Bon Pasteur, sœur Marie du Divin Cœur manifesta toujours une grande dévotion envers l’Enfant-Jésus. Nommée supérieure au couvent de Porto, son premier Noël au Portugal fut un événement joyeux malgré la pauvreté et le froid hivernal : « Nous avons, Dieu merci, célébré un très beau et joyeux Noël, à la suite d’une neuvaine fervente récitée avec nos sœurs et nos enfants [les filles repenties dont s’occupent les religieuses]. Notre chapelle ressemblait à un petit paradis, remplie de fleurs de toutes sortes : camélias, roses et violettes.
« Pendant toute la vigile, nous nous sommes affairées à orner l’autel et la petite crèche. Nous avions placé la statue de la Très Sainte Vierge au-dessus de l’autel et l’avions entourée de fleurs et de bougies : elle était si rayonnante et charmante que l’on se serait cru devant une apparition du Ciel. La crèche était entourée de branches de sapin, de mousse et de fleurs de toutes sortes, ainsi que de nombreuses bougies.
« La nuit fut indiciblement belle, empreinte de dévotion et de paix. Presque toutes les enfants ont reçu la sainte Communion pendant la nuit. Le soir de la fête, il y avait un sapin de Noël pour nos enfants, toute la communauté s’est réunie pour partager leur joie : les enfants n’avaient jamais rien vu de tel ! »
Divin Enfant-Jésus, étendez vos bras et répandez vos bénédictions sur l’Église. Que le Saint-Père se tourne vers le Cœur Immaculé de votre divine Mère !
Colorier mère Marie du Divin Cœur.
Lundi 15 décembre
LE PETIT MÉDIATEUR
EN 1895, mère Marie du Divin Cœur se trouva dans une grande difficulté. Elle pria et fit prier l’Enfant-Jésus de Prague, et se confia à la Sainte Vierge :
« Dans cette situation embarrassante, je m’unis souvent à notre chère Mère du Ciel. Comme elle a souffert de ne pas trouver de gîte pour son petit Enfant divin ! Je suis sûre qu’elle m’assistera maternellement si je lui fais part de ma souffrance et du risque où je suis de ne pas trouver de maison sûre pour nos cent trente-huit enfants.
« Il est beau, juste avant Noël, d’être tellement pauvres que l’on ne sait pas si l’on aura encore sa propre maison le lendemain. En cas de vente, nous devrions renvoyer la plupart de ces pauvres âmes que le Bon Pasteur nous a confiées, et cela signifierait ici les envoyer directement en enfer. »
Divin Enfant-Jésus, protégez nos familles, veillez sur tous les enfants !
Colorier un ange.
Mardi 16 décembre
L’ENFANT-JÉSUS SUR LA CROIX
AYANT fait tout son possible, mère Marie s’abandonna au bon plaisir divin. L’Enfant-Jésus l’en récompensa. Le 23 décembre, un télégramme de la maison-mère lui permettait d’agir. Quelle délivrance !
Après ces jours d’agonie, elle entra dans la joie de la fête de la Nativité avec sa petite communauté que l’épreuve avait soudée. Or, pendant la nuit de Noël, un violent orage détruisit le mur de clôture extérieur sur une longueur de douze mètres, obligeant la police à protéger le couvent pendant plusieurs nuits. Pauvre Mère ! Cependant, sa confiance demeura inébranlable :
« Autrefois, je pensais souvent qu’on ne devait pas avoir de croix à porter à Noël, mais lorsque cette nuit nous avons chanté le Et incarnatus est du Credo, suivi du verset Crucifixus, il m’est apparu clairement à quel point la Crèche et la Croix vont ensemble, et combien l’une s’associe intimement à l’autre. Je fus alors remplie d’allégresse d’entrer véritablement et sensiblement dans l’esprit du Christ et de la sainte Église. »
Ô ma Mère du Ciel, apprenez-moi à aimer la croix de votre Divin Fils !
Colorier la banderole Gloria in excelsis Deo.
Mercredi 17 décembre
L’ENFANT-JÉSUS QUI BÉNIT
L’ENFANT-JÉSUS soutint sa vaillante épouse jusqu’à la fin de sa vie. Le 31 décembre 1896, très malade, elle obtint de sa supérieure générale que mère Marie du Sacré-Cœur accoure de Barcelone pour l’assister dans sa tâche.
Or, cette supérieure se trouvait à ce moment au parloir du couvent de la Visitation de Barcelone. Une statue de l’Enfant-Jésus de Prague y était vénérée. Elle s’anima, le Divin Enfant leva les yeux au Ciel, parcourut la pièce du regard et, le visage illuminé d’un large sourire, fixa tendrement ses yeux sur mère Marie du Sacré-Cœur. Celle-ci en demeura saisie, tandis que son assistante s’exclama : « Mais il vous regarde, ma Mère ! »
Se souvenant de l’engagement pris par Notre-Seigneur de bénir toutes les personnes qui feraient du bien au Bon-Pasteur de Porto, mère Marie du Sacré-Cœur rattacha la grâce reçue à cette promesse.
Divins sourires de Jésus Enfant, mettez dans mon âme la confiance et la paix !
Colorier un ange.
Jeudi 18 décembre
L’ENFANT-JÉSUS SILENCIEUX
LE 26 octobre 1925, Lucie dos Santos arrivait au couvent de Pontevedra pour y faire son postulat dans la congrégation des religieuses de sainte Dorothée.
Elle commença par travailler au potager. En allant jeter des ordures, elle rencontra un enfant :
« Sais-tu l’Ave Maria ? interrogea-t-elle.
– Oui.
– Récite-le, pour que je l’entende. »
Comme le petit ne se décidait pas à le dire seul, elle le récita trois fois avec lui. À la fin des trois Ave Maria, elle lui demanda de le répéter seul. Il resta silencieux.
« Connais-tu l’église Sainte-Marie ?
– Oui.
– Eh bien ! Tous les jours, à l’église Sainte-Marie, tu réciteras cette petite prière : “ Ô ma Mère du Ciel, donnez-moi votre Enfant-Jésus ! ” »
Puis sœur Lucie s’en alla.
Pour consoler le Cœur Immaculé de Marie, chantons l’Ave Maria de Fatima (E 127).
Colorier sœur Lucie.
Vendredi 19 décembre
LE SAINT ENFANT AMOUR
LES religieuses de ce couvent tenaient un pensionnat. Il comprenait deux internats, celui des élèves riches et celui des pauvres, chacun avec leurs récréations respectives, les allées et venues des familles.
Cela mettait beaucoup d’animation. Sœur Lucie en souffrait car elle désirait se consacrer à Notre-Seigneur dans le recueillement et le silence d’une vie cloîtrée. Cependant, elle ne laissait rien paraître de ce martyre intérieur et offrait à Dieu ce sacrifice.
Tandis qu’elle traversait cet océan d’angoisses, Notre-Dame vint à la rencontre de sa fille à laquelle elle avait promis sa protection spéciale :
« C’était le 10 décembre 1925. J’étais dans ma chambre lorsque soudain elle s’illumina ; c’était la lumière de ma Mère chérie du Ciel qui venait avec l’Enfant-Jésus dans une nuée lumineuse. Notre-Dame, comme pour me donner du courage, posa doucement sa main sur mon épaule droite, me montrant en même temps son Cœur Immaculé, entouré d’épines, qu’elle tenait dans son autre main.
« Au même moment, l’Enfant me dit : “ Aie compassion du Cœur de ta très Sainte Mère entouré des épines que les hommes ingrats lui enfoncent à tout moment, sans qu’il y ait personne pour faire acte de réparation afin de les en retirer. ” »
Récitons souvent cette prière enseignée par Notre-Dame : Ô Jésus, c’est pour votre amour, en réparation des offenses au Cœur Immaculé de Marie, pour la conversion des pécheurs et pour le Saint-Père !
Colorier le Cœur Immaculé de Marie.
Samedi 20 décembre
LE CŒUR IMMACULÉ DE MARIE
ENSUITE, la très Sainte Vierge lui dit : « Vois, ma fille, mon Cœur entouré d’épines que les hommes ingrats m’enfoncent à chaque instant par leurs blasphèmes et leurs ingratitudes. Toi, du moins, tâche de me consoler et dis que tous ceux qui, pendant cinq mois, le premier samedi, se confesseront, recevront la sainte Communion, réciteront un chapelet, et me tiendront compagnie pendant quinze minutes en méditant sur les quinze mystères du Rosaire, en esprit de réparation, je promets de les assister à l’heure de la mort avec toutes les grâces nécessaires pour le salut de leur âme. »
Notre Père commentait : « La plupart des chrétiens pensent que, pour faire réparation, il faut se mortifier par de grandes pénitences. Non, pas du tout !
« Par nos louanges, nos chants, nos dispositions à admirer, aimer, nous laisser attirer, entraîner par le Cœur Immaculé de Marie, nous le consolons de tant d’injures, d’outrages, de mépris, d’ingratitudes qu’il supporte de la part des incrédules, des impies, des pécheurs. »
Ô Divin Enfant de Marie, daignez augmenter en nous l’amour et la dévotion envers le Cœur Immaculé de votre sainte Mère !
Colorier un ange.
Dimanche 21 décembre – IVe dimanche de l’Avent
L’ENFANT DE LA PLUS TENDRE DES MÈRES
CHARGÉE de cette nouvelle mission, la jeune postulante fit tout son possible pour faire connaître les demandes de Notre-Dame. Elle s’en ouvrit aussitôt à sa Prieure, mère Magalhaes, qui était gagnée à la cause de Fatima et prête à se conformer aux désirs du Ciel. Mais les supérieurs ecclésiastiques formulèrent des réserves et conseillèrent d’attendre.
En voyant qu’elle ne pouvait pas encore répondre aux désirs de la Sainte Vierge, sœur Lucie se « sentit un peu triste. Mais, avoua-t-elle, je me suis tout de suite rendu compte que les désirs de la très Sainte Vierge étaient que j’obéisse.
« Je me suis tranquillisée et, le lendemain, quand j’ai reçu Jésus à la Communion, je lui ai lu cette lettre [de son confesseur] et je lui ai dit : “ Ô mon Jésus ! Moi, avec votre grâce, la prière, la mortification et la confiance, je ferai tout ce que l’obéissance me permettra et ce que vous m’inspirerez ; le reste, faites-le vous-même. ” »
« Les gens n’ont plus de cœur, expliquait encore notre Père. Ils ne s’aiment plus les uns les autres. C’est une catastrophe ! S’il n’y a plus le moindre amour pour notre prochain que l’on voit, avec lequel on vit, comment pourrait-il y avoir l’amour pour Dieu que l’on ne voit pas ? C’est ainsi que nos temps sont des temps de perdition.
« Aussi, Jésus a inventé quelque chose. Il s’est dit : “ Je vais tirer de mes richesses un nouveau trésor, je vais toucher leur cœur par quelque chose de plus tendre, de plus émouvant, de plus charmant, de plus doux, de plus compatissant que mon propre Cœur ! ” Que pouvait-il trouver ? Le Cœur de sa Mère, le Cœur d’une Mère. »
Ô ma Mère du Ciel, apprenez-moi à être obéissant comme votre Enfant-Jésus !
Colorier les bergers.
Lundi 22 décembre
L’ENFANT-JÉSUS QUI PLEURE
LE 15 février 1926, en allant comme d’habitude vider une poubelle en dehors du jardin, sœur Lucie y trouva un enfant qui lui parut être le même que celui rencontré quelques mois auparavant. Elle l’interrogea :
« As-tu demandé l’Enfant-Jésus à notre Mère du Ciel ?
– Et toi, as-tu révélé au monde ce que la Mère du Ciel t’a demandé ? » lui dit-il en se tournant vers elle.
Le petit se transforma alors en un enfant resplendissant. Reconnaissant que c’était Jésus, notre sainte lui répondit :
« Mon Jésus ! Vous savez bien ce que m’a dit mon confesseur dans la lettre que je vous ai lue. Il disait qu’il fallait que cette vision se répète, qu’il y ait des faits pour permettre de croire, et que la Mère supérieure ne pouvait pas, elle toute seule, répandre la dévotion dont il était question.
– C’est vrai que la Mère supérieure, toute seule, ne peut rien, mais avec ma grâce, elle peut tout. Il suffit que ton confesseur te donne l’autorisation et que ta supérieure le dise pour que l’on croie, même sans savoir à qui cela a été révélé.
– Mais mon confesseur disait dans sa lettre que cette dévotion ne faisait pas défaut dans le monde, parce qu’il y avait déjà beaucoup d’âmes qui Vous recevaient chaque premier samedi, en l’honneur de Notre-Dame et des quinze mystères du Rosaire.
– C’est vrai, ma fille, que beaucoup d’âmes commencent, mais peu vont jusqu’au bout et celles qui persévèrent le font pour recevoir les grâces qui y sont promises. Les âmes qui font les cinq premiers samedis avec ferveur et dans le but de faire réparation au Cœur de ta Mère du Ciel me plaisent davantage que celles qui en font quinze, tièdes et indifférentes. »
Divin Enfant de Marie, qui offrez le Cœur Immaculé de votre Mère pour le salut du monde, je veux vous consoler !
Colorier le chien du berger.
Mardi 23 décembre
PRINCE DE PAIX
SŒUR Lucie poursuivit son entretien avec Jésus Enfant, lui exposant les objections des prêtres qui la dirigeaient. Jésus aime sa pauvre messagère et connaît tous ses mérites. Touché de sa bonté, Il veut faire durer l’entretien !
« Mon Jésus ! Bien des âmes ont de la difficulté à se confesser le samedi. Si vous permettiez que la confession dans les huit jours soit valide ?
– Oui. Elle peut être faite même au-delà, pourvu que les âmes soient en état de grâce le premier samedi lorsqu’elles me recevront et que, dans cette confession antérieure, elles aient l’intention de faire ainsi réparation au Cœur Immaculé de Marie.
– Mon Jésus ! Et celles qui oublieront de formuler cette intention ?
– Elles pourront la formuler à la confession suivante, profitant de la première occasion qu’elles auront de se confesser. »
Il n’est pas nécessaire de préciser cette intention au confesseur, mais seulement d’offrir à Dieu cette confession en esprit de réparation envers le Cœur Immaculé de Marie.
Divin Enfant de Marie, qui désirez tant sauver les pauvres pécheurs, je veux vous consoler !
Colorier un ange.
Mercredi 24 décembre
LE PETIT MENDIANT
AUSSITÔT après, « l’Enfant-Jésus disparut sans que je sache rien d’autre des désirs du Ciel jusqu’aujourd’hui. Et quant aux miens, poursuivait sœur Lucie, c’est qu’une flamme d’amour divin s’allume dans les âmes pour que, soutenues dans cet amour, elles consolent vraiment le Cœur Immaculé de Marie. J’ai du moins le désir de consoler beaucoup ma chère Mère du Ciel, en souffrant beaucoup pour son amour. »
Dans nos temps d’apostasie, Jésus et Marie sont rejetés, méconnus, comme à Bethléem il y a deux mille ans. Jésus apparaît à sa confidente en enfant pauvre, abandonné, dans un petit village perdu du Portugal. Comme un mendiant, dans la rue, près des poubelles, il vient quémander notre compassion et nos prières !
Il veut toucher notre cœur en nous montrant sa peine de voir sa Mère insultée. Comment le consoler ? En aimant le Cœur Immaculé de sa divine Mère, par le moyen de la dévotion réparatrice.
L’Enfant-Jésus demande bien peu de chose, mais précisément pour que nous puissions nous y appliquer avec cœur, ce qui ne veut pas dire avec toujours beaucoup de ferveur sensible, car c’est la volonté qui importe. L’amour, la compassion anime toutes ces pratiques.
Doux Enfant de Marie, méprisé par ceux qui refusent d’obéir à vos demandes, je veux vous consoler !
Colorier la mangeoire.
Jeudi 25 décembre
NOËL !
NOTRE Père explique : « La conversation de l’Enfant- Jésus avec sa confidente fonde la dévotion des premiers samedis du mois au Cœur Immaculé de Marie. Nous voulons y être fidèles. Si Elle nous demande : Et toi, qu’as-tu fait de mes promesses ? Que nous ne soyons pas mal pris. Tandis que si nous avons fait nos premiers samedis, nous serons pleins de reconnaissance, de bonheur pour l’éternité. Faisons-les avec conscience et ferveur et tout ira bien.
« Le monde sera puni de son incrédulité, de son impiété, mais à la fin, le Cœur Immaculé de Marie triomphera de tous ses ennemis. La Russie se convertira et le monde, étonné de tant de bonté céleste, reviendra au Cœur de la Vierge Marie, l’honorera, pour se consacrer à lui et ainsi, les bénédictions du Ciel tomberont sur le monde entier. Ce n’est pas du rêve, c’est la réalité de demain, c’est la révélation ultime du Cœur de Dieu.
« Je vois dans l’avenir, au-delà de toutes ces années terribles que nous sentons tout proches, ce triomphe merveilleux. La fin du monde se passera dans cette unité des milliards d’êtres humains qui peuplent la planète, chantant les louanges de la Vierge Marie, chantant les louanges de Notre-Seigneur Jésus-Christ, à la gloire de Dieu le Père !
« Rendons-nous compte que ce n’est pas seulement le salut de quelques-uns que Dieu veut, mais il opère, par ces Divins Cœurs de Jésus et de Marie, le salut de l’humanité tout entière.
« Demain, le Cœur de Jésus et le Cœur de Marie convertiront tous les hommes, et nous serons dans la joie ! »
Allons à la crèche adorer l’Enfant-Jésus et sa divine Mère. Offrons-leur une Communion réparatrice ; ce sera notre cadeau de Noël !
Divin Enfant de Marie, triomphez dans l’univers !
Colorier l’Enfant-Jésus.
Prière à Jésus Enfant
TRÈS doux Jésus, Enfant de Marie, en ces temps d’apostasie, vous êtes méconnu, rejeté. Pourtant, vous nous aimez encore et vous voulez nous sauver du feu de l’enfer éternel. Comme ultime moyen de salut, vous nous offrez votre Sainte Mère, et vous demandez que soit établie dans le monde la dévotion à son Cœur Immaculé. Mais, personne ne fait cas de votre message !
Votre divine Mère est méprisée, blasphémée. Son Cœur Immaculé est couvert des épines que les hommes ingrats lui enfoncent à chaque instant. Comme un pauvre petit mendiant, vous quémandez nos prières et notre compassion.
Accordez-nous la grâce de compatir à votre tristesse et de vous consoler, par la pratique de la dévotion réparatrice.
Ô notre Mère du Ciel, nous voulons vous aimer et vous faire aimer. Convertissez le Saint-Père afin qu’il se soumette à vos demandes et entraîne toutes les âmes à votre Cœur Immaculé, notre refuge et le chemin qui nous conduit à votre Enfant-Jésus.