Il est ressuscité !

N° 208 – Avril 2020

Rédaction : Frère Bruno Bonnet-Eymard


Manifeste de la Communion Phalangiste

Au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit
par vous Immaculée Conception. Ainsi soit-il !

CREDO

Je crois en Vous, ô notre Dieu, notre Père qui êtes aux Cieux, Tout-Puissant et miséricordieux, Créateur de l’univers, des anges et des hommes, leur Source et ressource en tout temps, leur bonheur dans l’éternité.

J’espère en votre Fils unique, vrai Dieu fait homme, Jésus-Christ, né de la Vierge Marie, notre Seigneur et notre Rédempteur, mort sur la croix pour nos péchés, ressuscité en sa chair pour notre salut, Époux et Roi au saint royaume de Dieu dont la Vierge Marie est la reine.

J’aime votre commun Esprit-Saint, don divin de l’Amour, principe de notre foi, de notre joie et de notre gloire. J’aime son œuvre incomparable, unique et sainte, dont il est le Paraclet, l’Église catholique, apostolique et romaine.

I. FIDÉLITÉ À JÉSUS-CHRIST ET À SON ÉGLISE

1. L’Église catholique est ma Mère. J’embrasse toute sa doctrine, je me confie à sa prière et à ses sacrements, je me soumets à sa discipline, sainte, juste et bonne dans sa tradition sûre et séculaire.

Je sais que hors de l’Église, Épouse et Corps du Christ votre Fils, il n’est point de salut. Les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle. Elle a, comme Jésus-Christ, son fondateur, son Bon pasteur et unique Seigneur, les promesses de la vie éternelle.

2. C’est pourquoi je refuse et j’abhorre toute hérésie et toute idolâtrie, en particulier celle de notre âge moderne qui ajoute et va jusqu’à substituer au culte de Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit, le culte de l’homme, de sa raison, de sa liberté et de ses droits, l’exaltation de l’humanité, l’amour du monde, idoles de ce temps. L’Église prétend s’ouvrir au monde, se réconcilier avec lui, l’épouser même, oubliant le caractère impie d’un tel projet, d’un tel langage. C’en est au point que, sous des inspirations suspectes, ici subversives, et là prétendues charismatiques, les dogmes sont falsifiés, la liturgie sacrée est bouleversée, la morale et le droit catholiques sont contestés et anéantis par une réforme permanente, immense révolution religieuse que ni l’autorité du concile Vatican II ni celle des papes Paul VI et Jean-Paul II ne suffiraient à laver de nos justes et légitimes accusations d’hérésie, de schisme et d’apostasie.

Je refuse, j’abhorre la profanation de la prédication d’Église, de l’enseignement du catéchisme, de la liturgie de la sainte messe, dans un sens luthérien, talmudique et maçonnique. Je professe une particulière horreur des blasphèmes qui blessent le très saint Cœur de Marie, touchant son Immaculée Conception, sa virginité perpétuelle et parfaite, sa glorieuse co­rédemption et sa médiation universelle de toutes grâces. Ave Maria !

3. Je refuse et j’abhorre presque également tout schisme et toute séparation de la communion catholique romaine, sous quelque prétexte que ce soit ; j’en déteste jusqu’à l’apparence et ne veux point me commettre avec ceux qui en donnent des signes trop certains, en ajoutant ou substituant l’autorité d’un homme en matière de juridiction sacramentelle et canonique, de source prétendue divine et apostolique, à la seule souveraine et divine autorité hiérarchique du Pape actuellement régnant et des Évêques en communion avec lui. Je les reconnais pour pasteurs du troupeau et n’en veux point d’autres. Je leur jure et promets obéissance selon les canons de l’Église, mais non dans leur forfaiture, pour le culte de Dieu et le salut de nos âmes, sous réserve de dénoncer et combattre publiquement leurs hérésie, schisme et perversité comme il est de mon devoir.

Cependant, pour ce faire sans impiété, déni de justice ni faute de ma part, je veux éviter toute communication avec les sectes dissidentes et les organisations marginales qui ne reconnaissent plus, soit formellement, soit pratiquement, la Hiérarchie catholique romaine et s’instituent en communautés autonomes, ajoutant un mal à un mal, et leur schisme à l’hérésie qu’ils dénoncent d’ailleurs justement.

4. Contraints de constater, dénoncer et combattre de si graves désordres, impies et ravageurs, dans les plus hautes autorités de l’Église, sans être jamais entendus, nous déclarons nous tenir en état de ­suspicion légitime et en soustraction d’obédience vis-à-vis des auteurs et des complices de cette seconde prétendue réforme de l’Église, jusqu’à ce que vérité et justice soient rendues, dans la charité et selon Dieu, par définitions dogmatiques accompagnées de peines, prononcées par le Souverain Pontife en personne ou par un concile Vatican III réparateur que nous appelons de nos vœux, se prononçant avec l’autorité de leur magistère solennel, et jugeant selon les coutumes et les lois de l’Église, sur ce culte de l’homme misérablement associé au culte de Dieu, et sur cette révolution permanente destructrice de la sainte, de l’unique Tradition catholique et apostolique.

Je veux avec constance me garder de l’entraînement et du scandale de l’hérésie comme du schisme, de la rampante apostasie générale comme des idolâtries de ce temps, m’en attendant au Christ et à son vicaire sur la terre de mettre fin, eux et non pas nous, à l’invivable situation de désordre et de division actuelle. Et vous, notre Dieu, notre Père du ciel, ayez pitié de nous, ­sauvez-nous !

5. Je professe une sincère et ardente dévotion ainsi qu’un entier dévouement à Notre-Dame de Fatima, espérance de l’Église en notre siècle. Je veux tout juger comme elle, tout aimer selon son Cœur Immaculé, accomplir toutes ses demandes. Je m’efforcerai donc de faire connaître ses apparitions, ses révélations et ses volontés autour de moi, comme aussi d’en demander au Saint-Père et à NN. SS. les Évêques la reconnaissance et la réalisation, pour le triomphe de son Cœur Immaculé et, par Lui, le salut du monde enfin conduit ou reconduit et consacré au divin Cœur de Jésus, notre Roi, notre Sauveur et notre Dieu.

6. Conscient du combat apocalyptique qui fait rage dans ce dernier quart de siècle, et du déchaînement des puissances de l’Enfer contre l’Église de Dieu et contre sa sainte Mère, reine de toutes les Croisades chrétiennes, je m’engage en fidèle Phalangiste et pour tout le temps où je demeurerai dans la Communion phalangiste, à y lutter avec les seules armes de paix, de la vérité et de la charité, par la prière, par la parole et par le sacrifice, jusqu’à verser mon sang en martyr pour Jésus et Marie, s’il me l’était demandé, en l’honneur et pour l’amour de leur très unique et sacré Cœur.

II. FIDÉLITÉ À LA FRANCE 
CATHOLIQUE, ROYALE ET COMMUNIÈRE

Catholique et Français de naissance ou d’adoption, ou ayant au cœur la France pour seconde Patrie et brûlant de voir mon pays s’inspirer de son incomparable tradition, je tiens pour certain que la “ doulce France ”, la “ sainte France ” a reçu de vous, ô mon Dieu, notre Père céleste, une grâce et une vocation de Nation sainte, de Peuple choisi, de Monarchie sacrée, “ fille aînée de l’Église ” gouvernée au nom du Christ votre Fils, “ qui est vrai Roi de France ”, par un “ Roi très chrétien ”, son Lieutenant en ce Royaume.

1. Je vous rends grâces, ô mon Dieu, des témoignages éclatants qu’il vous a plu de donner à la France par des messagers célestes tout autant que par les saints Pontifes romains, de vos prédilections, bontés et bénédictions sans nombre. Et je veux être, dans mon service de la France, fidèle aux devoirs d’une telle vocation, d’une telle mission, d’un tel patrimoine.

Je respecte, j’admire et j’aime en toutes les pages de notre Histoire nationale les œuvres saintes et les leçons sacrées que vous y avez déployées, ô notre Dieu qui aimez les Francs et qui par eux voulez accomplir tous vos desseins de miséricorde et de salut dans le monde. Je ne veux réduire aucun de ses événements au hasard des choses ni au seul jeu des volontés humaines. Je veux partout y entendre votre Parole, y sentir votre Cœur sacré, y voir votre Main divine, soit pour bénir et exalter, soit pour abaisser et châtier, et toujours en vue de sanctifier ce peuple et de vous unir davantage cette nation.

2. C’est pourquoi je dénonce et déteste toutes les séditions, insurrections, frondes et révolutions “levées contre le Seigneur et contre son oint” (Ps 2), contre le Christ vrai Roi de France, attaqué, haï, condamné et déchu, voire tué une nouvelle fois en la personne de son tenant-lieu légitime, le Roi sacré à Reims. Je hais souverainement la grande Révolution de 1789, satanique dans son essence. Je hais absolument ses principes, ses crimes, ses conséquences indéfinies, universelles, où votre Sainte Église, ô Christ, est plus encore combattue et persécutée que ne l’est notre Monarchie sacrée.

Je hais le capitalisme sans frein d’une oligarchie féroce que la Révolution a libérée de toute entrave religieuse et politique en renversant le trône et l’autel. Je hais le socialisme sans frein de meneurs populaires ambitieux que de nouvelles révolutions ont jetés, sans Dieu ni maître, à l’assaut de l’ordre établi, voulant voler aux voleurs le fruit de leur vol. Je hais le ­capitalo-socialisme, seule et même iniquité aux deux faces également injustes et impies, campé sur les ruines de la Monarchie française et de l’Église romaine, corrompant notre peuple laborieux et bon pour mieux l’asservir.

Je hais plus encore, s’il se peut, le monstrueux assemblage de révolution satanique et de religion dévoyée qui, sous les noms de “ libéralisme catholique ” puis de “ démocratie chrétienne ” a jeté enfin les institutions et les œuvres de l’Église dans la sujétion et l’écrasement de l’État matérialiste et athée, puissance de Satan.

Je désire et je veux de toute mon âme demeurer inviolablement pur d’esprit, de cœur et de conduite, de toute compromission démocratique, libérale, socialiste, comme de toute manœuvre, menterie, duperie républicaine, partisane, électorale, ou plébiscitaire. Je ne serai jamais que royaliste pour mon roi Jésus et monarchiste pour la Monarchie très chrétienne, paternelle, dynastique, traditionnelle et communière, que Dieu a voulue pour mon pays, le Royaume des Lys, le plus beau qui soit sous le ciel.

3. Je ressens et professe une méfiance et une détestation presque égales, donc un éloignement total, pour toute dissidence, émigration, résistance, et tout maquis, complot armé, imagina­tion de coup d’État, d’inspiration élitiste, ambitieuse et partisane, révolution contre révolution, nouveau gâchis, au service de l’Or et de l’Étranger, dont le peuple français fait les frais pour l’avènement d’une nouvelle caste et l’asservissement à de pires tyrans.

4. Je veux demeurer, sans être vassal de personne, en la dévotion et au service de Dieu, de la France et du Roi, dans la discipline de la Phalange qui n’est point de guerre civile, de ruse ni de violence, n’ayant d’autre but que de faire aimer la France aux Français et de les ramener au sens de leur tradition, à l’estime et au désir de leurs institutions séculaires et sacrées pour qu’enfin ils les veuillent. Et je m’en attends au Roi du Ciel et non à homme quelconque, de la restauration paisible et douce, sainte et glorieuse, des Lys catholiques au Royaume de France.

5. Je professe en cette foi une sincère et ardente dévotion au Sacré-Cœur de Jésus dans ses apparitions, ses révélations et ses demandes de Paray-le-Monial. Je veux m’instruire et m’imprégner de ses desseins, de ses amours et de ses volontés sur la France et sur ses Monarques, afin de m’y attacher et dévouer entièrement.

Je veux en pratiquer le culte et en accomplir les devoirs pour moi-même et pour tous ceux qui dépendent de moi, afin de hâter, en suite du triomphe du Cœur Immaculé de Marie dans l’Église, le retour glorieux du Roi de France et la consécration de ce Royaume sans pareil au Sacré-Cœur de Jésus, Roi des rois et Seigneur de tous les princes et seigneurs de la terre.

6. Connaissant la malice diabolique des puissances qui, partout sous le couvert d’une prétendue démocratie, véritables États dans l’État, s’opposent au salut des nations et au dessein de miséricorde du Cœur Sacré de Jésus, je me garderai dans ce combat de toute autre arme que celles de la prière et du sacrifice, de la parole entraînante et de la charité communière. Et je m’engage au service du Christ-Roi et de mon Prince français, sûr de leur victoire et gloire finales, dussé-je subir tourments et tribulations, prisons, tortures morales et corporelles, et la mort même, unissant mes peines et mon sang à ceux de la Victime sainte et de sa divine Mère, comme à ceux de l’Église, dans leur sacrifice perpétuel, pour le salut du monde, à la louange de votre miséricorde et de votre gloire, ô Père, Époux et Roi, Esprit-Saint qui êtes notre Dieu, dans les siècles des siècles. Amen.

ACTE D’ALLÉGEANCE 
“ EGO PROMITTO FIDELITATEM ”

Je promets sur les saints Livres de l’Église et sur la sainte Croix du Christ, mon Seigneur et mon Roi, fidélité à la doctrine, aux sentiments et aux pratiques de la Communion Phalangiste, catholique, royale, communautaire, de contre-réforme et de contre-révolution française, dans laquelle je suis reçu à ma libre demande, et ce pour autant de temps que j’en demeurerai membre, résolu d’y persévérer toujours si Dieu notre Père du Ciel m’en donne la grâce et vous-même, notre Père, m’y autorisez, avec votre bénédiction.

Benedicat vos, omnipotens Deus, Pater
et Filius et Spiritus Sanctus. Amen.